Impact d'un tarissement court pour les troupeaux laitiers québécois



Ce projet a été élaboré afin de vérifier si la recommandation actuelle de tarir les vaches pendant 60 jours était encore adaptée aux troupeaux d'aujourd'hui, ou si une régie de 35 jours de tarissement serait plus appropriée. Afin d'évaluer tous les impacts possibles, 4 études ont été réalisées, grâce à la collaboration de chercheurs de l'Université Laval (Dr Pellerin), d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (Drs Girard, Lacasse et Berthiaume) et de Valacta (Dr Lefebvre). Les deux premières études se sont déroulées dans 13 fermes commerciales et incluaient un total de 850 vaches.

La première étude avait pour objectif d'évaluer les impacts d'une régie de 35 jours de tarissement sur la production et la composition laitière, la santé et les maladies métaboliques ainsi que la reproduction des vaches. L'étude 2 avait pour but de déterminer l'impact économique de cette pratique dans un contexte québécois. L'étude 3 a vérifié les effets d'un tarissement raccourci sur le renouvellement et l'activité des cellules de la glande mammaire. L'étude 4 quant à elle a mesuré les effets d'une alimentation propre à une régie de tarissement court sur l'efficacité alimentaire, la digestibilité ainsi que la synthèse de vitamines du complexe B en début de lactation. Les études 3 et 4 se sont déroulées au centre de recherche d'Agriculture et Agroalimentaire Canada. Les résultats de l'ensemble de ces études suggèrent que le lait supplémentaire obtenu en continuant de traire les vaches pendant un mois supplémentaire compense pour la légère diminution de production chez les vaches de 2e lactation. Chez les vaches en 3e lactation ou plus, il n'y a pas d'effets sur la production laitière de la lactation suivante, et le lait supplémentaire obtenu en fin de lactation est donc très avantageux. Il n'y a pas d'impact majeur sur les maladies métaboliques et la reproduction suite à un tarissement court. Les vaches ayant reçu une régie de tarissement court consomment plus de matière sèche en début de lactation et mobilisent moins de réserves corporelles.

Concernant la glande mammaire, il n'y a pas d'effet sur le renouvellement ou l'activité des cellules en début ou en milieu de lactation suivant un tarissement de 35 jours. Du point de  vue économique, une régie de tarissement court semble être avantageuse pour une ferme avec des coûts de production moyens, surtout suite à l'achat de quota supplémentaire. Par contre, les résultats sont variables selon les fermes.

Chercheure responsable

Doris Pellerin, Université Laval

Équipe de recherche

  • Robert Berthiaume (Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc)
  • Louis Delbecchi (Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc)
  • Christiane Girard (Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc)
  • Pierre Lacasse (Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc)
  • Daniel Lefebvre (secteur privé)

Durée

2006-2009

Montant

117 600 $

Partenaires financiers

  • Agriculture et Agroalimentaire Canada
  • Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec
  • Novalait inc.

Appel de propositions

Innovation en production et en transformation laitières