L'impact de différents traitements sylvicoles sur la croissance et la qualité du bois de l'épinette noire en forêt boréale



Problématique : Le gouvernement du Québec s'est engagé à protéger une partie de ses forêts. Pour compenser les pertes partielles, des traitements sylvicoles sont appliqués pour favoriser un accroissement des tiges résiduelles. Par contre, l'accélération de la croissance pourrait également entraîner une diminution de la qualité du bois.

Objectif : Évaluer et modéliser l'accroissement radial et la qualité du bois de l'épinette noire dans des peuplements forestiers traités par diverses interventions sylvicoles (EC (éclaircie commerciale), CPPTM (coupe avec protection des petites tiges marchandes), CPRS (coupe avec protection de la régénération et des sols), CPTDV (coupe avec protection des tiges à diamètre variable), CRB (coupe de rétention de bouquets), CPHRS (coupe avec protection de la haute régénération et des sols) et ensuite, les comparer avec des témoins.

Résultats : Dans le cas des traitements qui visent la croissance des arbres basés sur la régénération naturelle (CPRS, CPHRS), il y a une excellente réponse dans la croissance en volume suite à la coupe, mais la phase juvénile semble se prolonger. Les EC et les CPPTM ont aussi une bonne réponse suite au traitement. La CRB est le seul traitement qui a enregistré une diminution de volume. Les analyses au niveau de la qualité du bois nous indiquent qu'il y a peu de changements anatomiques chez les arbres traités à l'âge mature. Les tests mécaniques sur des échantillons sans nœud n'ont pas relevé une diminution après intervention également. Par contre, la résistance mécanique peut être diminuée en raison des branches de plus gros diamètre comparativement aux peuplements témoins.

Retombées : C'est la première fois que l'accroissement en volume suite à divers traitements sylvicoles est documenté dans la forêt boréale du Québec. Nous avons établi un classement du gain en accroissement radial de ces traitements, mais il faut considérer qu'il y a des objectifs très différents dans les diverses interventions. Entre autres, les CPRS et les CPHRS visent la régénération des peuplements coupés, contrairement à l'EC qui vise une récolte hâtive d'une partie du peuplement. Malgré quelques changements significatifs dans la densité du bois et au niveau des paramètres anatomiques du bois après traitement, il n'y a pas de diminution des forces mécaniques. Ceci signifie que la résistance mécanique du bois ne diminue pas après traitement. Le seul paramètre à surveiller est l'évolution du diamètre des branches qui peut affecter la résistance mécanique dans cette zone du bois et aussi diminuer la valeur des produits du bois d'apparence.

Chercheure responsable

Cornelia Krause, Université du Québec à Chicoutimi

Équipe de recherche

  • Damien Côté (Ministère des Ressources naturelles et de la Faune)
  • Ahmed Koubaa (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue)
  • Daniel Mailly ((Ministère des Ressources naturelles et de la Faune)
  • Hubert Morin (Université du Québec à Chicoutimi)
  • Paul Patry (aucune affiliation universitaire ou postsecondaire)
  • Tony Zhang (Forintek Canada Corporation)

Durée

2008-2011

Montant

192 000 $

Partenaire financier

  • Fonds de la recherche forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Appel de propositions

Forêt boréale au Saguenay-Lac-St-Jean