Le langage de la musique



On dit que la musique élève l'âme, mais elle élève aussi… le cerveau.

En effet, une étude réalisée par des chercheurs du Centre de recherche sur le cerveau, le langage et la musique (CRBLM), un regroupement stratégique soutenu par le FRQNT, rapporte que l'apprentissage de la musique avant l'âge de 7 ans influence positivement le développement cérébral. Plus précisément, la formation musicale pendant l'enfance favorise des connexions plus fortes entre les régions sensorielles et motrices de notre matière grise, l'aidant ainsi à mieux orchestrer la planification et l'exécution de nos mouvements. Pareillement, l'apprentissage de plusieurs langues en bas âge contribuerait à ralentir le vieillissement des neurones.

L'art musical peut aider à améliorer ou retrouver la mobilité chez les patients atteints de Parkinson ou ayant subi un accident vasculaire cérébral.

La musique et le langage mettent en jeu un très grand nombre de processus, comme l'audition, la mémoire, le contrôle moteur et les émotions. Ce qui en fait un terrain idéal pour la recherche sur le cerveau, exploité par les scientifiques du CRBLM. Notamment, leurs travaux montrent que, comme la musique et la zone de commande du mouvement partagent des circuits neuronaux, l'art musical peut aider à améliorer -ou retrouver- la mobilité chez les patients atteints de Parkinson ou ayant subi un accident vasculaire cérébral. Selon Vincent Gracco, directeur du centre basé à l'Université McGill, la musique joue un rôle important dans la rééducation du cerveau, le traitement des lésions cérébrales et le développement cognitif. Les gens qui ont des problèmes de cognition ou de langage profiteraient également des bienfaits d'une mélodie. À quand les prescriptions pour une thérapie musicale?