Mise en valeur des inventaires de suivi après coupe pour mieux prédire la distribution de la régénération, la compétition et la composition à partir de l'inventaire écoforestier et du climat régional



Étude des facteurs influençant la régénération naturelle et la croissance de plantations résineuses

Problématique : La connaissance de la dynamique après récolte forestière est nécessaire afin de prévoir et d'orienter les suivis et actions sylvicoles.

Principaux objectifs : 1° caractériser les coefficients de distribution (CD) de la régénération résineuse; 2° identifier les problèmes de concurrence par les éricacées, les feuillus non commerciaux ou intolérants et 3° évaluer la vulnérabilité des plantations résineuse à la concurrence et les bénéfices pouvant découler de leur entretien.

Résultats obtenus : Des régressions logistiques ont permis de prédire la valeur du CD résineux selon différentes situations (feu vs sans feu, climat, type de peuplement et classe de densité du couvert avant coupe, station forestières, saison de récolte et distance par rapport au chemin forestier).

Une analyse multivariée confirme que les feuillus sont corrélés négativement avec les éricacées et sont corrélés positivement avec les épidémies légères, les coupes printanières et les peuplements qui contenaient du bouleau blanc avant la récolte. Les feuillus intolérants sont positivement corrélés avec un bon drainage, des tills de 50 à 100 cm et des coupes printanières. Les peuplements composés d'épinettes noires avant la coupe, les dépôts juxtaglaciaires, les dépôts fluvioglaciaires, les dépôts organiques, les drainages imparfaits et les coupes hivernales sont corrélés négativement avec les feuillus intolérants et positivement avec les éricacées. Une analyse spécifique aux parterres de coupe où la régénération résineuse n'était pas assurée (CD libre de croître de 40 à 60 %) révèle que les CD résineux avaient tendance à augmenter peu importe le type et l'intensité de compétition, mais une augmentation significative n'a été observée que pour les éricacées ayant un taux de recouvrement moyen (25 à 75 %) et les feuillus intolérants ayant un CD faible (1 à 25 %).

L'étude a également porté sur l'impact de scénarios sylvicoles d'intensité croissante sur la production de bois, la composition, la structure et la quantité et la qualité des chicots de peuplements résineux dans le domaine de la sapinière à bouleau blanc. Les résultats ont démontré que la diversification des scénarios sylvicoles à l'échelle de l'unité d'aménagement semble une bonne option pour répondre aux enjeux de production forestière et de préservation de la biodiversité. Ils ont mis en évidence que le dégagement chimique n'aboutit pas nécessairement à des peuplements plus productifs que le dégagement mécanique. Les résultats montrent également que dans un scénario de reboisement hâtif, il n'y a pas d'impact significatif sur la croissance ou la diversité végétale à retarder l'application d'un dégagement mécanique jusqu'à deux années après le moment requis. Toutefois, l'omission du dégagement a un effet négatif marqué sur la production forestière, tant à l'échelle de l'arbre qu'à celle du peuplement.

Retombées actuelles et prévues : Les résultats permettent de mieux cibler les situations qui devraient présenter des CD satisfaisants et où les efforts d'inventaire pourraient donc être diminués. Ils permettent également d'identifier les situations où des enrichissements/plantations sont à prévoir. Ils fournissent une meilleure connaissance des situations où devraient être concentrés les travaux d'inventaire qui identifieront les interventions à réaliser. Ils améliorent la connaissance des interactions entre la régénération résineuse et les feuillus intolérants/éricacées. Les résultats ont permis de mieux évaluer l'impact de l'intensification de la sylviculture sur les attributs de biodiversité, de même que l'effet des dégagements chimiques et mécaniques ainsi que l'effet d'un délai ou de leur omission sur la croissance en plantation.

Chercheur responsable

Jean Bégin, Université Laval

Équipe de recherche

 

  • Jean Bégin, Université Laval
  • Louis Bélanger, Université Laval
  • Alain Leduc, Université du Québec à Montréal
  • Jean-Claude Ruel, Université Laval
  • Nelson Thiffault, Ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs
  • Stéphane Tremblay, Ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs

Durée

3 ans

Montant

215 000 $

Partenaire financier

  • Ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs

Appel de propositions

Aménagement et environnement forestiers-V