Modélisation des rendements à maturité à partir des inventaires en strates de moins de 7 m dans divers types écologiques



Problématique et objectifs

La reconstitution d'un nouveau peuplement après la coupe constitue une étape cruciale de tout système sylvicole. Il est donc important de développer des indices performants permettant d'estimer la composition, la structure et le rendement à maturité des peuplements de seconde venue à partir d'inventaires faits quelques années après la coupe.

Résultats obtenus

Dans un premier temps, des indices de compétition du voisinage (ICV) ont été utilisés dans des peuplements âgés de 8 à 15 ans après coupe afin d'approfondir les connaissances de la dynamique de succession en forêt boréale mixte. La zone de recherche pour le voisinage (compétiteur) est plus petite pour l'espèce tolérante à l'ombre. La position exacte des voisins à l'intérieur de la zone de recherche influence peu la force de la compétition. Les compétiteurs intraspécifiques sont les plus forts pour toutes les espèces hormis pour le peuplier faux-tremble pour lequel le sapin baumier est le plus fort. Le peuplier, espèce étudiée la plus abondante, était un faible compétiteur pour toutes les espèces contrairement au sapin qui était un fort compétiteur dans tous les cas. Pour les jeunes forêts, les ICV sont seulement légèrement supérieurs aux indices non spatiaux et ne justifient probablement pas leur plus grand coût de développement pour les calculs de possibilité.

Dans un deuxième temps, les inventaires des placettes permanentes du Québec ont été utilisés pour tester des hypothèses relatives aux interactions spécifiques (compétition ou facilitation) sur l'ensemble des biomes forestiers présents sur le territoire. Pour la première fois un lien positif et significatif entre la biodiversité et la productivité forestière a été établie en tenant compte des autres déterminants de la croissance. Les effets de complémentarité se sont révélés très faibles dans les forêts décidues du sud, au contraire des milieux difficiles de la forêt boréale où les interactions positives (facilitation) sont plus importantes.

Retombées actuelles et prévues

Cette étude menée en forêt naturelle ajoute plus de poids à l'hypothèse que le fonctionnement des écosystèmes est accru par complémentarité de niches.

Dans un troisième temps, nous avons développé un outil de reconnaissance de contour des cimes d'arbres afin d'en déterminer l'ouverture : une étape cruciale pour le paramétrage du modèle SORTIE.

Finalement, un réseau de placettes permanentes dans de jeunes peuplements mixtes en Haute-Mauricie a aussi été établi pour référence future.

Chercheur responsable

Christian Messier, UQAM

Équipe de recherche

  • Frédéric Raulier, Université Laval
  • Jean-Claude Ruel, Université Laval
  • Nelson Thiffault, MRNF

Durée

2007-2010

Montant

190 000 $

Appel de propositions

Aménagement et environnement forestiers - III (1er concours)

Partenaires financiers

  • Ministère des Ressources naturelles et de la Faune