Noemi Giammichele en vedette dans CURIUM



Consultez le publireportage de la revue CURIUM (édition juillet 2019),
magazine « science et société » québécois destiné aux adolescents.

Noemi Giammichele... Au coeur des étoiles

Postdoctorante en astronomie et astrophysique à l'Université Toulouse-III-Paul-Sabatier

Faire la cartographie interne d'une naine blanche nommée KIC08626021, et située à 1 375 années-lumière de la Terre. Une grande première réalisée grâce à une méthode appelée astérosismologie. Explications. 

C'est quoi une naine blanche ?

Quasiment toutes les étoiles, dont notre Soleil, vont finir leur vie en naines blanches. En vieillissant, une étoile passe par plusieurs étapes pour finalement former un coeur très très dense. « Tellement dense que si on en prenait une cuillerée à café, ça pèserait quelques dizaines de tonnes », illustre l'astrophysicienne. La naine blanche, c'est cette étoile compressée qui va se refroidir durant des millions d'années.

Pulsations de lumière

Pendant qu'elle se refroidit, la naine blanche brille et traverse des phases d'instabilité : elle vibre, tremble. Résultat : la température et la lumière dégagées à sa surface varient dans le temps. Ce sont ces pulsations de lumière – dont les caractéristiques sont propres à chaque naine blanche – que Noemi Giammichele et son équipe sont parvenus à détecter. Depuis la Terre, on ne voit briller KIC08626021 que la nuit. Mais le télescope spatial Kepler peut l'observer en continu. Et c'est ce qu'il a fait pendant deux ans ! Une aubaine.

Astérosismlogie

Les pulsations de lumières que produit la naine blanche sont liées à ces tremblements. En étudiant ces vibrations profondes, il est possible de déduire la structure interne. On appelle ça l'astérosismologie. La même méthode est utilisée pour déterminer la structure interne de la Terre. « Quand il y a un tremblement de terre, on étudie comment se propagent les ondes à l'intérieur et comment elles sont reçues au coeur de notre planète. À partir de là, on fait un modèle de la Terre et on essaie de reproduire ce qui s'est passé, pour dire qu'il y une couche de telle épaisseur, de telle composition ici ou là, parce que l'onde s'est propagée de telle manière », explique la spécialiste.

Résultat ?

Surprise ! Le coeur de la naine blanche est plus gros et contient plus d'oxygène que ce que les théories prévoyaient. « Nos observations vont donc permettre de mieux calibrer les théories », note Noemi Giammichele. Mais par-dessus tout, cette découverte permettra de mieux comprendre comment les étoiles évoluent, et à quoi pourrait ressembler notre Soleil dans le futur.

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