Pratiques agricoles favorisant les rendements et la qualité des sols agricoles nordiques


Résultats : La montée en popularité des cultures céréalières au détriment des cultures pérennes engendre des défis relatifs à la qualité du sol et à la productivité des cultures. Par ailleurs, le climat froid et humide de la région du Lac Saint-Jean constitue un autre défi important quant aux choix des meilleurs pratiques à adopter. Ainsi, les meilleurs pratiques à adopter devraient être celles favorisant à la fois les rendements des cultures ainsi que la conservation des sols et le recyclage des nutriments. Les résultats issus de ce projet de recherche ont permis de documenter rigoureusement les effets de la rotation des cultures, le travail du sol et de la fertilisation sur les rendements et de nombreuses propriétés biologiques et physico-chimiques du sol. Les résultats de cette étude montrent clairement qu'il est préférable d'utiliser une céréale cultivée en rotation avec une prairie plutôt qu'en continue afin de favoriser à la fois les rendements et la qualité des sols. L'utilisation du chisel a eu des impacts positifs sur plusieurs des variables édaphiques (sols) mais également des impacts négatifs non-souhaitables sur les rendements en orge. Comparativement à la fertilisation minérale, la fertilisation organique (lisier de bovin) a eu des effets bénéfiques sur notamment la minéralisation de l'N et la biomasse microbienne des sols alors que celle-ci génère des rendements moindres en orge, mais seulement sous la rotation d'orge en continue. On peut donc conclure que la rotation avec une prairie en combinaison avec l'utilisation d'engrais organique est un plan de culture optimal et bien adapté aux particularités régionales nordiques. De plus, nos résultats montrent que l'utilisation du chisel est souhaitable pour améliorer la conservation des sols. Toutefois, la diminution des rendements occasionnée par l'utilisation du chisel devra être prise en compte et/ou compensée ultérieurement.

Retombées : Il serait opportuniste d'envisager la création d'une chaîne de valeurs dans le développement d'une activité stratégique régionale autour du concept des cultures fourragères. Les gens de la région sont généralement fiers de leurs industries laitières et fromagères. Étirer cette fierté au concept des cultures fourragères représenterait à la fois une suite logique pour l'industrie laitière de la région et une occasion en or pour le Créneau AgroBoréal d'encourager un modèle de production agricole nordique durable, peu polluant et agronomiquement très performant. Une étude portant sur la modélisation économique serait également opportune afin de faire la démonstration de la rentabilité économique d'un tel modèle de production.

Chercheur responsable

Maxime Paré, Université du Québec à Chicoutimi

Équipe de recherche

  • Maxime Paré, Université du Québec à Chicoutimi
  • Denis Angers, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures
  • Robert L. Bradley, Université de Sherbrooke
  • Jean Lafond, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures
  • Denis Pageau, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures

Durée

3 ans

Montant

84 400 $

Partenaire financier

  • Fonds de recherche agroalimentaire axée sur l'agriculture au Saguenay–Lac-St-Jean

Appel de propositions

Agriculture nordique