Désintégrations hadroniques des mésons B

 

Maxime Imbeault

Cégep de Saint-Laurent

 

Domaine : nature et interactions de la matière

Programme de recherche pour les enseignants de collège

Concours 2010-2011

On est capable de produire des quantités phénoménales de mésons B dans les accélérateurs de particules. Ceux-ci, de par leur complexité et à cause de la grande diversité de leurs modes de désintégration, représentent de très belles opportunités pour tester le modèle standard et d'autres modèles prometteurs. Le cœur de ce projet de recherche s'intéresse aux désintégrations hadroniques des mésons B, et plus spécifiquement celles dont l'état final de désintégration est constitué de trois mésons quelconque (B -> MMM). Même si ces balises sont très restrictives, elles englobent quand même des dizaines de mesures expérimentales possibles, dont plusieurs sont déjà accessibles dès aujourd'hui. Il s'agit donc d'un projet de recherche qui se base sur des données bien concrètes et actuelles.

Le problème se situe principalement au niveau théorique. En effet, les prédictions théoriques de ces désintégrations requièrent d'énormes approximations qui rendent celles-ci pratiquement inutilisables. Pour remédier à ceci, ce projet propose de faire la description de ces désintégrations en termes de contractions de Wick et d'utiliser les symétries de saveurs pour établir des liens entre différentes mesures expérimentales. L'efficacité de cette approche a été démontrée dernièrement pour le problème B -> MM et il reste maintenant à l'appliquer au problème B -> MMM. On pourrait ainsi mettre au point tout un éventail de nouveaux tests pour le modèle standard, améliorant notre compréhension des lois de la nature aux très petites échelles.