Développement de bioindicateurs dans le lait pour prédire le niveau de confort et de santé des vaches laitières

 

Chercheure responsable

Elsa Vasseur, Université McGill

 

Domaine : Organismes vivants

Programme de recherche orientée en partenariat pour l'innovation en production et en transformation laitières - VII - 2e concours

Concours : 2016-2017

Durée du projet : 3 ans

Budget total accordé : 44 993 $

Partenaires financiers

  • Consortium de recherche et innovations en bioprocédés industriels au Québec (CRIBIQ)
  • Novalait Inc.

Équipe de recherche

  • Daniel Lefebvre, Valacta
  • Rajesha Duggavathi, Université McGill
  • Ashraf Ismail, Université McGill
  • Xin Zhao, Université McGill
  • Elsa Vasseur, Université McGill

L'emphase sur le bien-être animal s'accroît au Québec (adoption du projet de loi 54 visant l'amélioration de la situation juridique des animaux) et à travers le Canada (réédition des Codes de bonnes pratiques pour les soins aux animaux d'élevage piloté par le CNSAE). Les producteurs de lait du Canada (PLC) ont lancé à l'été 2015 l'initiative proAction® qui va rendre obligatoire les exigences du Code de bonnes pratiques d'ici 2019 obligeant les producteurs de lait à atteindre un niveau requis de bien-être et de santé des animaux. Dans ce contexte, le développement d'indicateurs fiables pour l'évaluation et le suivi du statut de bien-être et de santé des animaux semblent un prérequis. Cependant, à notre connaissance, il n'existe pas d'indicateurs du statut de bien-être des vaches laitières qui puissent être détectés par un simple échantillon de lait.

Objectifs

L'objectif principal de cette étude est le développement d'indicateurs précoces qui pourraient être enregistrés en routine (par exemple, par le contrôle laitier) pour détecter les troupeaux et les vaches au sein d'un troupeau qui ont un faible niveau de bien-être et de santé. Quatre objectifs spécifiques ont été définis.

  • Identifier et évaluer les relations entre différents indicateurs de bien-être et santé, sous 3 formes, dans la circulation sanguine, le lait et le comportement des animaux;
  • Évaluer quels indicateurs permettraient de différencier les vaches avec un faible et un bon niveau de bien-être, où le statut de bien-être des animaux serait lié au niveau confort (variation de faible à bon) donné à la vache en lactation dans sa stalle entravée;
  • Définir et affiner l'utilisation de ces indicateurs (seuls ou en combinaison);
  • Évaluer le potentiel de détecter les modifications dans le statut de bien-être par un système de spectroscopie utilisé par le contrôle laitier (spectroscopie IRTF).

Résultats attendus et retombées escomptées

  • Nouvelles connaissances sur la relation entre les différents types d'indicateurs du niveau de bien-être et santé;
  • Identification d'indicateurs permettant de discriminer entre des vaches et des troupeaux sur leur niveau de bien-être;
  • Précision des conditions d'utilisation de ces indicateurs.

Le développement d'indicateurs et de leurs conditions d'utilisation, qui pourraient être collectés en routine (échantillons sanguins ou de lait), permettrait une détection précoce des vaches et des troupeaux à risque d'un faible niveau de bien-être et de santé, et donc une intervention plus rapide et ciblée. En conséquence, une amélioration significative du niveau de bien-être et santé des animaux dans les troupeaux, permettrait une réduction de la réforme non-programmée des animaux (faible fertilité, santé du pis et des pieds et membres comptant pour un tiers de cette réforme non programmée), et donc une amélioration de la longévité des animaux dans les troupeaux laitiers du Québec et du Canada, et globalement, une amélioration de la durabilité de la production laitière.

Appel de propositions

Pour consulter l'appel de propositions, cliquez ici.