Développement de techniques de réhabilitation écologique prédictives : étude de la sélection naturelle d'arbres et herbacées (sur 50 ans) sur un dépôt de résidus acidogènes

 

Chercheur responsable

Sébastien Roy, Université de Sherbrooke

 

Domaine : environnement

Programme projet de recherche orientée en partenariat : développement durable du secteur minier (2e concours)

Concours 2014-2015

Durée du projet : 3 ans

Budget total accordé au projet : 299 595 $

Partenaire financier

  • Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles

Partenaires du projet 

  • ArborInnov Inc.
  • Clifton Star Resources Inc.
  • Régénération
  • Roche Ltd

Équipe de recherche

  • Jean-Philippe Bellenger, Université de Sherbrooke
  • Robert L. Bradley, Université de Sherbrooke
  • Charles Greer, Université de Sherbrooke
  • Sébastien Roy, Université de Sherbrooke
  • John William Shipley, Université de Sherbrooke

Le secteur minier est en pleine expansion au Québec et au Canada, mais ce secteur essentiel de l'économie canadienne fait actuellement face à une compétition internationale féroce et l'industrie doit impérativement réduire ses coûts d'exploitation pour survivre dans un contexte de faible valeur des métaux sur les marchés. Ceci est particulièrement vrai pour le secteur aurifère, avec le prix de l'or en chute libre depuis 2012.

Tout comme les entreprises minières en opération, la collectivité québécoise doit gérer collectivement le passif que représente les nombreux sites miniers orphelins. Dans tous ces scénarios, il nous faut identifier des techniques nous permettant: 1- d'arrêter la translocation des contaminants miniers vers l'environnement naturel et 2- réhabiliter les écosystèmes affectés par plus d'un siècle d'activité minière prospère. Malheureusement, les coûts associés à la gestion des parcs de résidus actifs et orphelins sont très élevés et difficiles à assumer compte tenu de l'échelle des perturbations dont il est question.

Un problème particulièrement critique est celui des résidus miniers acidogènes, lesquels génèrent du drainage minier acide (DMA) et permettent la dissémination de métaux lourds dans l'environnement (ruissellement, percolation, contamination de la chaîne alimentaire).

Ce projet nous permettra de développer une approche intégrée de revégétalisation de résidus miniers acidogènes, sans nécessité de préparation du terrain (amendements, notamment). Cette technique sera basée sur l'étude de la végétation complexe qui s'est établie naturellement, au cours des 55 dernières années (d'inactivité) sur le site minier historique Beattie (Duparquet, près de Rouyn-Noranda) en Abitibi-Témiscamingue.

Nous définirons quelles espèces d'arbres, arbustes, lichens et microorganismes se sont associées pour coloniser le site et quels assemblages (souvent sous forme de bosquets) ont eu le plus de succès (taux de survie et croissance synergique). Ces bosquets seront étudiés sous l'angle des traits fonctionnels: quelles caractéristiques chez ces végétaux et microorganismes ont permis leur participation à cette colonisation, leur croissance optimale dans de telles conditions? Quelles sont les caractéristiques « amalgamées » qu'un bosquet doit posséder qui lui permettra d'accélérer le développement autonome de ces écosystèmes qu'on cherche à recréer sur les sites miniers?

Nous répondrons à ces questions et trouverons des solutions pratiques, économiquement viables pour notre partenaire industriel. La recherche prévue constituera aussi une base solide d'information scientifique pour continuer un développement raisonné (et non plus empirique) des phytotechnologies basées sur les plantes pionnières et leur microflore. Nous visons la revégétalisation efficace et à très faible coût des sites miniers actifs et des sites miniers orphelins au Québec.

Appel de propositions

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