Dispositif combinant les nanocanaux et les nanopores en vue de cartographier des molécules simples d'ADN par dénaturation partielle

 

Walter Reisner

Université McGill

 

Domaine : matériaux

Programme établissement de nouveaux chercheurs universitaires

Concours 2010-2011

La nanofluidique, domaine de recherche qui n'est exploré que depuis cinq ans, offre un potentiel révolutionnaire en matière de développement de technologies qui permettent de manipuler et d'analyser des molécules simples. Les deux principales technologies nanofluidiques servant à l'analyse de l'ADN sont les nanocanaux et les nanopores. Les nanocanaux déploient l'ADN pour en permettre l'analyse; les nanopores détectent la présence d'ADN en se basant sur la manière dont la molécule qui a subi une translocation modifie le flux ionique qui traverse le pore nanométrique d'une mince membrane. Les nanopores comportent une difficulté majeure : la translocation de l'ADN survient trop rapidement à travers le pore pour qu'on puisse observer les caractéristiques séquentielles cruciales qui sont essentielles aux applications possibles de cette technologie. Le candidat élaborera une nouvelle approche de la technologie des nanopores qui consiste à installer un détecteur de nanopore dans un nanocanal.

Ce nouveau dispositif : 1) permettra de contrôler, de manière indépendante, la vitesse à laquelle se produit la translocation de l'ADN et le flux ionique à travers le pore; 2) donnera la possibilité d'accroître la résolution. À titre d'exemple, la technologie servira à cartographier l'ADN par dénaturation partielle. Le candidat fait une demande de financement afin d'embaucher un étudiant diplômé pendant deux ans en vue d'élaborer ce dispositif. Les fonds serviront également à couvrir les frais nécessaires à la fabrication et acheter l'équipement de caractérisation.