Modélisation des limites cognitives et biais émotionnels dans le travail de surveillance

 

Sébastien Tremblay

Université Laval

 

Domaine : organismes vivants

Programme projet de recherche en équipe

Concours 2018-2019

Qu'il s'agisse de surveiller la foule lors d'un événement majeur, le trafic routier, l'espace aérien ou le trafic internet, les services de surveillance sont essentiels afin d'assurer la protection du public, des infrastructures et des lieux publics contre divers risques. Toutefois, le fait de se fier à un opérateur humain pour effectuer ce travail fait en sorte que des incidents passeront inaperçus et que la menace qui pèse sur la sécurité locale et nationale peut rester élevée. En fait, l'humain est considéré comme le maillon faible du travail de surveillance, car en dépit des progrès en matière de systèmes de surveillance, les surveillants demeurent confrontés à de nombreux défis cognitifs. Malgré des problèmes majeurs identifiés par les observations sur le terrain et les rapports publics, peu de recherches empiriques sur la surveillance ont été réalisées.

L'objectif de ce projet est d'entreprendre une caractérisation du travail de surveillance sur les plans cognitif et émotionnel afin de mieux comprendre les défis que doivent relever les surveillants. Des paradigmes bien établis en psychologie expérimentale seront intégrés à un micromonde de surveillance simulant des scènes de foule dynamiques distribuées sur de multiples écrans. L'analyse de données comportementales, psychophysiologiques et oculométriques basées sur les événements permettra de comprendre les processus, décisions et biais émotionnels qui déterminent la performance. Grâce à une meilleure compréhension de l'effet des facteurs de stress externes et des exigences intrinsèques à la tâche, il sera possible d'établir des lignes directrices pour la conception de technologies d'aide au travail cognitif ainsi que pour la formation et la sélection du personnel et ainsi améliorer l'efficacité de la surveillance.