Performance des mesures d'atténuation des îlots de chaleur urbains à l'échelle d'un quartier

 

Daniel Nadeau

Université Laval

 

Domaine : environnement

Programme établissement de nouveaux chercheurs universitaires

Concours 2015-2016

Dans un contexte d'urbanisation grandissante et d'augmentation probable de l'intensité et de la fréquence des vagues de chaleur, il apparait essentiel de protéger les populations des torts causés par les îlots de chaleur urbains (ICU), tels la dégradation de la qualité de l'air et l'inconfort thermique. Cette anomalie des températures de l'air entre le milieu bâti et rural environnant est générée par les propriétés thermiques et aérodynamiques du revêtement urbain. La liste des mesures d'atténuation des ICU est plutôt exhaustive (création de parcs, utilisation de revêtements à grand albédo, plantation d'arbres) et chacune d'elle a un coût non négligeable. Or, en raison de la grande hétérogénéité spatiale de l'environnement urbain, une mesure d'atténuation efficace dans un quartier peut s'avérer inopérante dans un autre.

Ici, nous proposons d'évaluer la performance des mesures d'atténuation des ICU à une résolution spatiale 500 fois supérieure à celle des modèles météorologiques opérationnels utilisés au pays (5 m vs 2500 m). À l'aide du modèle de dispersion atmosphérique semi-empirique QUIC (Quick Urban and Industrial Complex) que nous aurons préalablement validé, nous simulerons un secteur de 1.6 km2 de Montréal en tenant compte explicitement de chacun des bâtiments et de la végétation au sol. QUIC ayant la particularité de générer des solutions raisonnablement précises très rapidement, nous pourrons tester une vaste gamme d'aménagements urbains et identifier leurs impacts sur l'ICU. Au terme du projet, nous aurons démontré l'utilité de ce puissant outil de modélisation pour les municipalités souhaitant adapter leur paysage urbain aux nouveaux défis climatiques qui nous attendent.