Réduction des émissions de GES liées à la production et à l'utilisation de l'énergie au Nunavik : monitoring, modélisation et analyse multidimensionnelle pour une transition vers des solutions durables

 

Chercheur responsable

Louis Gosselin, Université Laval

 

Domaine : Énergie

Programme projet de recherche orientée en partenariat sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre - 1er concours

Concours 2017-2018

Durée du projet : 3 ans

Budget total accordé au projet (incluant les FIR) : 381 000 $

Partenaires financiers

  • Fonds vert
  • Fonds de recherche du Québec - Société et culture
  • Fonds de recherche du Québec - Nature et technologies

Partenaires du projet

  • Laboratoire des technologies de l'Énergie d'Hydro-Québec
  • Saint-Augustin Canada Electric
  • Société d'habitation du Québec
  • Makivik Corporation
  • Transition Énergétique Québec

Équipe de recherche

  • Louis Gosselin, Université Laval
  • Morad Abdelaziz, Université Laval
  • Mourad Ben Amor, Université de Sherbrooke
  • Myriam Blais, Université Laval
  • Markus Herrmann, Université Laval
  • André Potvin, Université Laval

 

Les villages du Nunavik dépendent du diésel pour la production d'électricité et du mazout pour le chauffage des bâtiments, ce qui est très différent du reste du Québec où l'hydroélectricité est surtout utilisée. Par conséquent, les émissions de gaz à effet de serre (GES) par capita qui y sont reliées sont beaucoup plus importantes qu'ailleurs dans la Province – 131 800 ton CO2, éq pour une population de 12 000 personnes. Pour des communautés qui sont grandement influences par les changements climatiques, le recours systématique aux combustibles fossiles peut être vu comme incohérent avec le désir de limiter le réchauffement climatique. Il y a présentement un manque de connaissance, de données et d'outil pour permettre la décarbonisation du Nunavik. L'objectif du projet est de combler ce gap de connaissance grâce à une approche de recherche multiéchelle et interdisciplinaire qui permettra d'aider les parties prenantes impliquées dans la décabonisation du Nunavik au cours des prochaines années dans leur processus de prise décision.

Objectifs

Le projet se divise en trois échelles ou étages : (i) habitant, (ii) bâtiment et (iii) microréseau. À l'échelle de l'habitant, des entrevues, groupes focus, atelier et du co-design seront réalisées avec les communautés locales afin de recueillir de l'information sur leur perception des enjeux relatifs à l'énergie et aux émissions de GES et de développer des solutions adaptés à la culture et à la société inuite. Des modèles d'affaire et de facturation innovants, en lien avec l'énergie, seront proposés.

Résultats attendus et retombées escomptées

À l'échelle du bâtiment, une analyse détaillées des données recueillies via le monitoring the 12 logements du Nunavik sera faite. Des modèles du comportement des occupants seront élaborés à partir des mesures. Des simulations énergétiques et des analyses du cycle de vie permettront d'élaborer des solutions pour réduire les émissions de GES à l'échelle du bâtiment, telles que l'intégration d'énergies renouvelables ou l'amélioration de l'architecture et des systèmes CVAC. À l'échelle du microréseau, des modèles de réseaux seront développés et validés, puis un cadre d'analyse multicritère de décarbonisation sera élaboré en minimisant les émissions de GES et les coûts, tout en intégrant les contraintes opérationnelles. Le contrôle intelligent du réseau sera également optimisé. Tout au long du projet, les interactions entre les différentes échelles (habitant, bâtiment, microréseau) seront analysées en détails pour montrer l'intérêt de les considérer simultanément et de profiter d'un effet multiplicateur permettant la décarbonisation du secteur énergétique du Nunavik.

Appel de propositions

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