Structure génétique dynamique, croissance et histoire post-glaciaire des populations marginales d'érable à sucre et de cèdre blanc d'Amérique

 

Yves Bergeron

Université du Québec à Montréal [UQAM]

 

Domaine : ressources naturelles

Programme projet de recherche en équipe

Concours 2018-2019

La réponse des espèces (migration vs adaptation) aux changements globaux (oscillations climatiques et régime des perturbations) est au centre des préoccupations scientifiques au niveau international. Le cadre conceptuel du projet s'articule autour de la capacité des peuplements marginaux fragmentés à répondre efficacement aux changements climatiques. L'objectif général du projet est d'améliorer notre compréhension de l'influence relative du climat et des perturbations sur la dynamique des peuplements fragmentés à la transition entre les forêts tempérées et boréales et de caractériser leur réponse écologique et génétique face aux changements climatiques en cours. Nous travaillerons sur l'érable à sucre et le cèdre blanc. Ces essences ont été sélectionnées, car elles comportent des peuplements très fragmentés le long d'un gradient latitudinal.

Le projet aborde la problématique selon trois questions complémentaires soit : i) à l'échelle de l'Holocene, depuis combien de temps les peuplements fragmentés sont-ils présents dans les zones d'étude? ii) Comment se comparent la reproduction et la croissance des peuplements marginaux par rapport aux peuplements continus? Quels sont les facteurs qui limitent leur expansion? et iii) Modélisation du comportement des peuplements de feuillus tempérés dans une matrice coniférienne. L'équipe regroupe des expertises variées : Francine Tremblay (génétique UQAT), Olivier Blarquez (palynologie UdeM), Igor Drobyshev (dendrochronologie UQAT), Benoît Lafleur (dynamique forestière UQAT)  et Yves Bergeron (changements climatiques et écologie forestière UQAM). A ses chercheurs québécois, se joignent deux collaborateurs français (Adam A. Ali, Univ. Montpellier 2) pour l'analyse des charbons dans les sédiments lacustres et Christelle Hely (Univ. de Montpellier 2) pour les simulations touchant la végétation et les feux. Quatre étudiants au B.Sc., 2 étudiants à la maîtrise et 2 étudiants au doctorat seront impliqués dans le projet.