Traite ajustée en période de transition afin de mieux contrôler le bilan énergétique négatif et ses conséquences

 

Chercheur responsable

Simon Dufour, Université de Montréal

 

Domaine : organismes vivants

Programme projet de recherche orientée en partenariat : innovation en production et en transformation laitières-VI (2e concours)

Concours 2013-2014

Durée du projet : 3 ans

Budget total accordé au projet : 220 000 $

Partenaires financiers                                             

  • Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation
  • Novalait inc.

Équipe de recherche

  • Younès Chorfi, Université de Montréal
  • Jocelyn Dubuc, Université de Montréal
  • Simon Dufour, Université de Montréal
  • Pierre Lacasse, Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc
  • Jean-Philippe Roy, Université de Montréal

Les débalancements énergétiques en début de lactation expliquent une proportion importante des problèmes de santé, de production et de reproduction qui, ensemble, constituent la majorité des causes de réforme dans les troupeaux laitiers. Un meilleur contrôle de cette période critique pourrait générer des gains considérables sur la longévité des troupeaux laitiers.

Objectifs

Mesurer l'impact d'une traite incomplète des vaches multipares durant la première semaine de lactation dans un contexte commercial sur :

  1. La cétonémie;
  2. L'incidence des maladies métaboliques et infectieuses d'importance;
  3. Les performances reproductrices;
  4. La production lactée;
  5. Le taux de réforme. Déterminer l'applicabilité et la rentabilité économique d'une telle stratégie de gestion.

Résultats attendus 

Les résultats de ce projet permettront de confirmer l'utilité d'une méthode novatrice de gestion de la balance énergétique durant la période post-partum. Notre hypothèse est que la traite ajustée durant les premiers jours de la lactation permettrait de réduire temporairement la production laitière et les besoins énergétiques des vaches multipares et, donc, de contrôler de manière significative le bilan énergétique négatif et la cétonémie post-partum. Ces améliorations se feront sans impact négatif sur la production laitière subséquente des vaches. Notre postulat est que le meilleur contrôle du bilan énergétique sera associé à une réduction de l'incidence de plusieurs problèmes de santé, à une amélioration des performances reproductrices et, ultimement, à une amélioration de la longévité des troupeaux laitiers. De plus, un effet positif sur la profitabilité des troupeaux est attendu.

Retombées escomptées

Ce projet de recherche répond principalement à l'axe prioritaire 3 (santé et longévité des troupeaux laitiers). Les retombées escomptées sont une amélioration de la santé, du bien-être, des performances reproductrices, de la production et de la longévité des vaches laitières et ce sans coûts additionnels, sans utilisation de composés pharmacologiques et sans réduction de la production laitière. Aussi, une réduction de l'incidence des maladies infectieuses permettra de réduire de manière substantielle la quantité d'antimicrobiens utilisés sur les fermes laitières et améliorera beaucoup le contrôle des risques de contamination du lait par des résidus d'antibiotiques, de même que le risque de développement d'antibiorésistance des pathogènes à la ferme et dans le lait. L'impact sur l'incidence des problèmes de santé, sur la reproduction et la production des vaches laitières permettra, de plus, de générer des gains importants en termes d'éco-efficience de la production laitière. Finalement, ce projet permettra de former des compétences scientifiques et technologiques pour répondre aux besoins des entreprises du secteur et aux besoins de la relève pour la recherche en milieu universitaire. 

Appel de propositions

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