Valorisation de Vicia faba L. dans l'alimentation des bovins laitiers et évaluation de l'effet de ses tannins sur la production laitière, les composantes du lait et les émissions de gaz à effet de serre

 

Nicolas St-Pierre

Collège d'Alma

 

Domaine : organismes vivants

Programme de recherche pour les enseignants de collège

Concours 2015-2016

L'agriculture est responsable d'environ 10 à 12 % des émissions globales de gaz à effet de serre (GES) de source anthropique. Le méthane (CH4), provenant de la fermentation entérique des ruminants, et le protoxyde d'azote (N2O), provenant des processus de nitrification et de dénitrification des sols  agricoles, sont les deux principales sources de GES en agriculture. Les fermentations entériques représentent la principale source d'émission de CH4 par les élevages laitiers, justifiant ainsi la modification de l'alimentation des vaches comme moyen le plus efficace pour réduire les émissions.

Plusieurs études tendent à démontrer que la présence de tannins et d'amidon dans la ration alimentaire des vaches laitières contribue à réduire la production de CH4 entérique. Au Québec, Vicia faba L. (communément appelée gourgane) est une protéagineuse de climat frais qui est cultivée seulement dans les régions de Charlevoix et du Saguenay–Lac-Saint-Jean (SLSJ). Les variétés à fleurs colorées de Vicia faba L. étant riches en amidon et bien pourvues en tannins semblent présenter toutes les caractéristiques nécessaires pour en faire un complément alimentaire permettant de réduire les GES.  Le principal objectif de ce projet est de valoriser Vicia faba L. comme source de concentré protéique et énergétique dans l'alimentation des bovins laitiers.

Pour ce faire, le projet propose de répondre à trois objectifs spécifiques, soit 1) de valider l'appétence de Vicia faba L. pour les vaches laitières, 2) de vérifier l'impact de la présence de tannins sur la production laitière et sur les composantes du lait, et 3) de déterminer si l'ajout de Vicia faba L. à la ration alimentaire des vaches laitières permettrait de réduire les émissions de GES.