Capacité de support après reboisement de territoires dénudés naturellement de la forêt boréale continue



Ce projet visait à déterminer : 1) l'établissement et la croissance de la régénération naturelle de territoire dénudé de la forêt boréale continue ainsi que 2) la capacité de support, la fertilité et l'influence mutuelle que la régénération naturelle et l'environnement ont l'un sur l'autre dans ces sites.

Les résultats obtenus dans le cadre du projet sur la régénération naturelle des sites ont démontré que des approches sylvicoles relativement simples comme le scarifiage, l'ensemencement naturel ainsi que la régénération pré-établie génèrent beaucoup de tiges potentielles. La régénération issue de ces approches se retrouve en grande quantité étant bien distribuée de sorte que nous croyons qu'elle peut suffire à redensifier ces sites. Les résultats ont aussi démontré que cette régénération présentait une croissance inférieure à celle de peuplements reconnus comme productifs. Il convient donc de poursuivre la recherche sur la survie et la croissance de cette régénération naturelle afin de bien comprendre comment elle se développe et confirmer ou infirmer sa capacité à redensifier ces sites.

Pour ce qui est du projet sur la capacité de support et la fertilité des sites, les résultats obtenus tendent à démontrer que les arbres plantés, épinette noire et pin gris, ont la même croissance dans les deux types de peuplements, malgré que certains éléments nutritifs essentiels se retrouvent en quantité inférieure dans les peuplements dénudés en comparaison aux peuplements productifs. Il est possible que la quantité de carbone contenu dans les sols influence ces résultats en affectant la capacité du sol à retenir les éléments nutritifs. Contrairement à notre hypothèse de départ, il s'est avéré que, malgré sa croissance plus rapide, le pin gris n'a pas été plus en mesure de modifier son environnement que l'épinette noire. Jusqu'à maintenant, l'influence des arbres plantés sur leur environnement se limite à un rayon de 30 cm dans certain cas particuliers.

Chercheur responsable

Daniel Lord, Université du Québec à Chicoutimi

Équipe de recherche

  • Jean-Pierre Boudreault (aucune affiliation universitaire ou postsecondaire)
  • Damien Côté (Ministère des Ressources naturelles et de la Faune)
  • Alison Dale Munson (Université Laval)

Durée

2009-2011

Montant

145 000 $

Partenaire financier

  • Fonds de la recherche forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Appel de propositions

Forêt boréale au Saguenay-Lac-St-Jean