Des oreilles bioniques



Dans les prochaines années, les services de soins à domicile pourraient bien être… robotisés!

Avec le vieillissement de la population, les chercheurs férus de robotique rêvent notamment d'un androïde domestique mobile capable de veiller et d'aider un aîné en perte d'autonomie.

L'étudiant tente de concevoir de nouveaux algorithmes mathématiques qui doteront les robots d'une oreille extrêmement fine.

Cette vision prend en partie forme dans le Laboratoire IntRoLab de l'Institut Interdisciplinaire d'Innovation Technologique (3IT) à l'Université de Sherbrooke. François Grondin, boursier du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies, travaille à améliorer l'audition de robots mobiles prototypes. En effet, les systèmes de reconnaissance vocale existants, utilisés entre autres dans les téléphones intelligents et les voitures, sont adaptés pour interagir avec un interlocuteur situé à proximité. Ils fonctionnent mal lorsqu'il y a beaucoup de bruits ambiants. Impossible donc de les utiliser pour un robot mobile qui doit interagir avec un individu parfois éloigné des microphones et repérer précisément une voix dans un environnement bruyant.

François Grondin cherche ainsi à améliorer la qualité du signal du système ManyEars, conçu par le laboratoire IntRoLab pour aider un robot mobile à localiser, suivre et séparer plusieurs sources sonores. Il a d'abord élaboré un module complémentaire, nommé WISS (Who Is Speaking), qui peut reconnaitre un interlocuteur dans un environnement bruyant à partir de ses caractéristiques vocales. Actuellement, il (l'étudiant-chercheur) tente de concevoir de nouveaux algorithmes mathématiques qui doteront les robots d'une oreille extrêmement fine. En attendant de voir apparaitre les premiers préposés d'aide à domicile robotisés, François Grondin espère à plus court terme intégrer ses modules ManyEars et WISS aux systèmes de vidéoconférence existants.