Le défi de l'énergie



Le 20e siècle a connu la course aux médicaments; le 21e siècle sera le théâtre de la recherche d'énergies renouvelables pour relever le plus grand défi actuel de l'humanité : l'approvisionnement en énergie.

Chercheurs et industriels misent beaucoup sur les cellules solaires organiques, principalement composées de molécules à base de carbone, pour réduire les coûts actuellement élevés de l'électricité photovoltaïque constitués de matériaux inorganiques comme le silicium. En effet, la version organique coûte moins cher et est moins complexe à fabriquer que le pendant inorganique. De plus, les cellules organiques sont plus légères et moins fragiles, ce qui permet de les intégrer à des matériaux souples, comme les fibres textiles, pour concevoir des tentes autonomes en énergie, par exemple.

L'étudiant-chercheur espère découvrir de nouvelles molécules photoactives qui pourraient convertir plus efficacement l'énergie solaire en électricité.

André Yvon-Bessette, étudiant au doctorat au Département de chimie de l'Université de Montréal, s'intéresse particulièrement aux cellules organiques à base de polymères –des matériaux organiques plastiques – et à l'ajout d'additifs moléculaires pour en améliorer l'efficacité. Grâce au programme de bourses BMP Innovation financé par le FRQNT et le CRSNG, il (l'étudiant-chercheur) espère découvrir de nouvelles molécules photoactives qui pourraient convertir plus efficacement l'énergie solaire en électricité. En collaboration avec les laboratoires de Saint-Jean Photochimie - une entreprise qui fabrique notamment des produits chimiques pour les cellules photovoltaïques organiques -, l'étudiant teste de nouveaux matériaux « top secrets » qu'il a développés afin d'améliorer la durée de vie et le rendement des cellules solaires organiques. En effet, à cause de la dégradation des polymères exposés au soleil, elles ne peuvent encore remplacer les cellules inorganiques. Mais bientôt peut-être?