Qualité du bois et rendement des plantations d'épinette noire et de pin gris en forêt boréale



Les plantations en forêt boréale représentent près de 20 % de l'effort de régénération dans les forêts coupées et perturbées du Québec. Afin de s'assurer d'un approvisionnement futur en bois en termes de qualité et de volume, il était primordial de mettre sur pied une étude détaillée sur la qualité du bois en plantation compte tenu du peu de données disponibles actuellement pour quantifier ces variables.

La recherche avait pour objectifs d'évaluer la qualité du bois et de modéliser l'accroissement radial dans des plantations d'épinette noire et de pin gris en forêt boréale en examinant les déformations des tiges, la répartition spatiale des systèmes racinaires ainsi que l'indice de qualité de station (IQS).

Les résultats, dans l'ensemble, révèlent peu de déformations chez tous les individus mesurés. La présence de bois de compression est relativement faible dans les peuplements échantillonnés. Les systèmes racinaires des épinettes noires ont formé en général un nombre élevé de racines avec une bonne répartition spatiale malgré la présence de racines spiralées chez les souches. Dans le cas du pin gris, on a observé plus de racines à l'ouest et à l'est. Les systèmes racinaires ont souvent été mis en cause dans les déformations des tiges causant l'apparition du bois de compression, mais notre étude sur les arbres dominants ne démonte pas ces liens. La dimension des trachéides est étonnamment plus élevée chez le pin gris. La différence entre le bois initial et final est faible chez les deux espèces.

Les plantations d'épinette noire et de pin gris en forêt boréale ont enregistré un taux élevé de croissance par tige spécialement chez le pin gris.

Ce projet de recherche visait à établir un lien direct entre l'accroissement radial et la qualité du bois dans une perspective accrue d'utilisation de la ressource dans la construction et l'industrie des pâtes et papier. La présence de bois de compression et la longueur des trachéides constituent l'une des principales retombées et ne semblent pas affecter les attributs de la qualité du bois.

Chercheure responsable

Cornelia Krause, Université du Québec à Chicoutimi

Équipe de recherche

  • Jean-Pierre Girard (Ministère des Ressources naturelles et de la Faune)
  • Ahmed Koubaa (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue)
  • Daniel Lord (Université du Québec à Chicoutimi)
  • Daniel Mailly (Ministère des Ressources naturelles et de la Faune)
  • Paul Patry (Bowater Produits forestiers du Canada inc.)

Durée

2009-2012

Montant

215 000 $

Partenaire financier

  • Fonds de la recherche forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Appel de propositions

Forêt boréale au Saguenay-Lac-St-Jean