SUS aux infections porcines!



Branle-bas de combat dans les porcheries en 1980 : une maladie respiratoire infectieuse hautement contagieuse, la pleuropneumonie, décime plusieurs élevages porcins du Québec.

Un petit groupe de scientifiques de la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal répond alors aux S.O.S. des producteurs de porcs désespérés. Les chercheurs élaborent rapidement des stratégies thérapeutiques. Notamment, ils démontrent qu'il est plus efficace d'injecter les antibiotiques deux fois par jour aux animaux atteints, plutôt que de les administrer dans l'eau ou la nourriture comme on le fait pour d'autres maladies.

Le Centre de recherche en infectiologie porcine et aviaire est le plus important centre de recherche du genre en Amérique du Nord.

Depuis ce temps, le partenariat chercheurs-producteurs se poursuit. Le petit groupe d'experts devient le Centre de recherche en infectiologie porcine (CRIP), le plus important centre de recherche du genre en Amérique du Nord, soutenu depuis 2006 par le FRQNT. D'une crise à l'autre, les scientifiques viennent au secours des porcs du Québec. Par exemple, les Drs John Fairbrother et Éric Nadeau de l'Université de Montréal ont développé le vaccin Coliprotec contre la diarrhée porcine. Ce nouveau sérum a la particularité d'être administré avec l'eau d'abreuvement, ce qui facilite grandement le travail des producteurs. Ce vaccin est aujourd'hui disponible dans plusieurs pays, entre autres aux États-Unis où la production de porcs avoisine le 100 millions de bête par année.

Comme les troupeaux porcins et aviaires partagent beaucoup de pathogènes, tels E. coli ou le virus de la grippe Influenza, le CRIP a décidé récemment de prendre sous son aile… les oiseaux et de devenir le CRIPA - « A » étant pour aviaire. Un nouveau partenariat débute, notamment avec les éleveurs de volailles du Québec et la Fédération des producteurs d'œufs du Québec.