Valorisation de résidus de conifères par l'étude du potentiel antibiotique de composés d'origine naturelle pour traiter les infections résistantes



Les infections à SARM sont associées à une augmentation de la morbidité et de la mortalité, à un allongement de la durée d'hospitalisation et à une hausse des coûts de santé. Le SARM rend désuets de nombreux antibiotiques et menace notre capacité de lutter contre les infections bactériennes. Actuellement, la vancomycine, est l'antibiotique de choix pour traiter les infections à SARM. Cependant, plusieurs souches résistantes à la vancomycine ont été isolées aux États-Unis suggérant que son efficacité n'est pas garantie pour les prochaines années.

Des informations ethnopharmacologiques, issues principalement de la médecine traditionnelle amérindienne, rapportent que plusieurs conifères étaient une source très utilisée pour traiter les infections cutanées, pulmonaires et vénériennes. Malgré leur utilisation bactéricide largement répandue par les premières nations, la composition chimique et l'efficacité de ces résidus de conifères ne sont pas connues.

Nos principaux objectifs visaient donc à évaluer l'activité antibiotique de résidus de conifères et à identifier les composés responsables de leur activité afin de valoriser cette ressource. Au cours des trois années de la subvention, nous avons développé une banque de plus de 400 bactéries isolées en clinique. Plusieurs extraits de résidus de conifères et de feuillus ont démontré une forte activité antibiotique sur notre banque de SARM. À partir des extraits bioactifs, nous avons identifié trois nouvelles classes d'antibiotiques.

Les résultats de cette recherche feront l'objet de plusieurs articles scientifiques et demandes de brevet. L'exploitation de ces nouveaux antibiotiques pourrait permettre non seulement d'améliorer la santé des canadiens mais également de créer des entreprises en biotechnologie et de nouveaux emplois dans le secteur des bioproduits.

Chercheur responsable

Jean Legault, Université du Québec à Chicoutimi

Équipe de recherche

  • Yacine Boumghar (Centre d'études des procédés chimiques du Québec - CEPROCQ)
  • Doria Grimard (Complexe hospitalier Sagamie)
  • Charles Morin (Université du Québec à Chicoutimi)
  • Jean-Louis Ouellet (Secteur privé - Québec)
  • André Pichette (Université du Québec à Chicoutimi)

Durée

2007-2010

Montant

À venir

Partenaires du projet

À venir

Appel de propositions

Forêt boréale au Saguenay-Lac-St-Jean