Intégration de l'hypothèses « ennemi naturel » et « sylviculturelle » de la dynamique des épidémies de la tordeuse des bourgeons de l'épinette

 

Patrick James

Université de Montréal

 

Domaine : organismes vivants

Programme projet de recherche en équipe

Concours 2013-2014

Les épidémies d'insectes ravageurs comme la tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE) sont le résultat de différents facteurs qui interagissent entre eux. La théorie et les données empiriques suggèrent que la structure forestière (la composition et la configuration) peut affecter la dynamique des populations d'insectes et donc moduler les risques d'épidémies.

La structure forestière affecte des épidémies par des effets indirects comme la diversité des communautés de parasitoïdes et leur mobilité. Cette recherche utilisera des approches de communautés écologiques et de l'écologie génétique des paysages pour déterminer l'apport relatif de chacun de ces facteurs. Nous évaluerons aussi l'importance des hypothèses « sylvicoles » et « ennemis naturels » pour contrôler la sévérité des épidémies de la TBE. Dans cette recherche nous allons d'abord décrire la variation spatiale des communautés de parasitoïdes d'une région subissant une épidémie en fonction de facteurs environnementaux. Par la suite, nous étudierons comment les paysages forestiers affectent la dispersion d'un parasitoïde important de la TBE, Glypta fumiferanae, en utilisant de nouveaux marqueurs génétiques.

Ensemble, ces projets nous aideront à mieux comprendre les relations complexes entre l'hétérogénéité spatiale et la dynamique des épidémies. De plus, nos résultats contribueront à notre compréhension des relations de diversité-stabilité dans les systèmes d'insectes forestiers et à fournir des recommandations pour la création des paysages qui nous permettra d'augmenter le contrôle les parasitoïdes exercent sur les populations de TBE et donc pour réduire le risque de défoliation.