Le climat des planètes à courte période : investigation des nuages et des gradients de température

 

Nicolas Cowan

Université McGill

 

Domaine : nature et interactions de la matière

Programme : établissement de nouveaux chercheurs universitaires

Concours 2017-2018

Nous avons découvert des milliers de planètes extrasolaires dans les dernières décennies. Ces exoplanètes orbitent des étoiles autres que le soleil et sont des laboratoires uniques pour étudier le climat planétaire. Elles sont beaucoup plus diverses que les planètes familières du système solaire, mais aussi beaucoup plus difficiles à étudier à cause de leur vaste distance, typiquement des dizaines, voire des centaines d'années lumière. Mon équipe de recherche et moi développons des nouvelles méthodes pour analyser et interpréter les données atmosphériques d'exoplanètes. Notre but est de mieux comprendre les aspects fondamentaux du climat, tels que les nuages, les gaz à effet de serre et le vent.

Mon groupe étudie principalement les planètes à courte période, c'est-à-dire des exoplanètes qui tournent autour de leur étoile une fois par jour ou semaine au lieu d'une fois par an. Ces planètes sont donc beaucoup plus chaudes que n'importe quelles autres planètes du système solaire. Elles ont aussi des marées très fortes, ce qui ralentit leur rotation à tel point qu'elles ont un hémisphère où il fait jour en permanence, et un autre hémisphère qui est toujours dans le noir. En mesurant la diminution de flux quand une exoplanète disparaît derrière son étoile et la modulation de flux au cours de son orbite, nous pouvons estimer son albédo, la vitesse de ses vents, et la présence de sources d'énergie interne.

Avec l'aide d'une subvention de nouveau chercheur du FRQNT, nous pourrons étudier l'effet des nuages et des gradients de température sur le flux infrarouge de ces planètes. Ce projet nous aidera à analyser les données des télescopes spatiaux Hubble, Spitzer et James Webb.