Lier la consommation énergétique à petite échelle des animaux à leur valeur sélective

 

Kyle Elliott

Université McGill

 

Domaine : environnement

Programme : établissement de nouveaux chercheurs universitaires

Concours 2017-2018

Le mouvement des animaux est un composant essentiel de l'existence, mais peu d'études ont pu lier les patrons de mouvement avec leur valeur adaptive à l'état sauvage. Je propose de lier le mouvement (i.e. budget de temps, dépense énergétique, niveaux de consommation) des oiseaux marins sauvages (guillemot de Brünnich Uria lomvia) avec leur reproduction via la régulation de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.

Premièrement, mes étudiants et moi mettrons au point de nouvelles techniques pour convertir les données de l'accéléromètre en information biologiquement significative. Spécifiquement, nous allons combiner les niveaux d'activité dérivés des accéléromètres avec la dépense énergétique de base mesurée à l'aide de deux systèmes de respirométrie FoxBox pour développer une technique nouvelle pour estimer la dépense énergétique à l'état sauvage. Nous allons ensuite utiliser les accéléromètres pour estimer la consommation énergétique (événements de capture des proies) et les budgets-temps.

Deuxièmement, nous allons examiner si la consommation et la dépense d'énergie sont régulées par l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien via la manipulation des niveaux de l'hormone de stress, la corticostérone. Unique dans la littérature, nous allons utiliser un harvester Brandel pour mesurer le niveau de corticostérone libre plutôt que total dans le contexte du comportement de consommation de nourriture.

Finalement, nous allons tester l'hypothèse que les animaux ayant un comportement plus réceptif à la variation perçue de nourriture disponible (i.e., niveaux de corticostérone) auront une value adaptive plus élevée. Le projet de recherche proposé utilisera des outils de pointe pour examiner les causes immédiates (hormonale) et ultimes (valeur adaptive) du mouvement animal et l'énergétique.