Optimisation de la régie de production du camerisier

 

Chercheur responsable

Maxime Paré, Université du Québec à Chicoutimi

 

Domaine : Ressources naturelles

Programme projet de recherche orientée en partenariat : Agriculture nordique au Saguenay-Lac-Saint-Jean II

Concours 2016-2017

Durée du projet : 3 ans

Budget total accordé au projet : 62 082 $

Partenaire financier

  • Fonds de recherche agroalimentaire axé sur l'agriculture nordique du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Partenaire du projet

  • Les camerises du Lac Inc.

Équipe de recherche

  • Pierre-Luc Chagnon, Université d'Alberta
  • Mathieu Cusson, Université du Québec à Chicoutimi
  • Annie Deslauriers, Université du Québec à Chicoutimi
  • Jean Lafond, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures
  • Julie Lajeunesse, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures
  • Maxime Paré, Université du Québec à Chicoutimi

Le camerisier (Lonicera caerulea) fait partie des cultures fruitières en émergence au Québec. Selon les chiffres de 2014 du ministère  de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), on dénombre 700 000 camerisiers au Québec, dont le tiers est situé dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean (SLSJ). Les producteurs de camerise de la région du SLSJ désirent devenir des joueurs majeurs et importants dans la production de camerise au Québec, au Canada et dans le monde. Toutefois, bien que le camerisier soit cultivé depuis près d'une décennie au Québec, très peu d'informations sur les régies de fertilisation (volet 1) et de la gestion des plantes intercalaires (volet 2) sont connues et disponibles.

Objectifs

 

Les objectifs généraux du projet sont de :

i) Déterminer les apports azotés (N) et phosphatés (P) optimaux (volet 1),

ii) Quantifier la compétition entre la camerise et les plantes intercalaires via les champignons mycorhiziens (CM)

iii) Identifier un assemblage de plantes intercalaires qui minimisent ce phénomène (volet 2).

Résultats attendus et retombées escomptées

Les résultats de ce projet de recherche seront uniques et opportuns puisque ceux-ci permettront d'identifier, pour une première fois de façon robuste (5 années d'étude), les besoins en N et en P du camerisier (volet 1). De plus, nous envisageons des apports importants en N issus des CM (>30 % des apports totaux), alors que ces apports seront favorisés lorsque des espèces à plus faibles appareils photosynthétiques seront utilisées comme plantes intercalaires. Ce projet est un moyen rapide et efficace d'augmenter les volumes de production et d'améliorer dès le départ les pratiques agronomiques afin de favoriser la productivité durable du secteur. En effet, à la fin de cette étude, les producteurs de la région seront en mesure d'élaborer des stratégies de fertilisation en N et P mieux adaptées à la production de camerise. De plus, l'utilisation des bonnes plantes intercalaires pourrait rendre plusieurs services écosystémiques importants, dont des apports en N et une réduction des carences minérales et des maladies, tout en fournissant de nouvelles opportunités d'affaires pour les producteurs de la région; des plantes boréales possédant des potentiels de développement économiques intéressants seront investiguées comme plantes intercalaires. Ce projet se fera en partenariat avec une importante entreprise de production de camerise au Lac-Saint-Jean (Les camerises du Lac Inc.), le programme Mitacs accélération, et l'Université du Québec à Chicoutimi.

Appel de propositions

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