Prédictions critiques en revégétalisation de résidus acidogènes : effet des symbioses plantes-microorganismes sur la translocation des métaux et mécanismes assurant le maintien de l'homéostasie chez l'aulne dans ces environnements

 

Chercheur responsable

Sébastien Roy, Université de Sherbrooke

 

Domaine : environnement

Programme projet de recherche orientée en partenariat : développement durable du secteur minier (1er concours)

Concours 2013-2014

Durée du projet : 3 ans

Budget total accordé au projet : 297 049 $

Partenaire financier

  • Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles

Partenaires du projet 

  • Roche
  • Iamgold Corporation
  • Centre technologique des résidus industriels (CTRI)
  • ArborInnov Inc.
  • AEF Global Inc.

Équipe de recherche

  • Jean-Philippe Bellenger, Université de Sherbrooke
  • Sébastien Roy, Université de Sherbrooke

Le secteur minier est en pleine expansion au Québec et au Canada. Ce secteur essentiel de l'économie canadienne fait actuellement face à une compétition internationale féroce qui l'incite à optimiser ses coûts d'exploitation afin de rencontrer le seuil de rentabilité dans un contexte de faible valeur des métaux sur les marchés. Ceci est particulièrement vrai pour le secteur aurifère, avec le prix de l'or en chute. Parallèlement aux mines en opération, nous devons, collectivement gérer les sites miniers orphelins. Dans tous les cas, les coûts associés à la gestion de l'impact environnemental sont difficiles à assumer compte tenu de l'échelle des perturbations dont il est question. Un problème particulier auquel nous nous intéressons est celui des résidus miniers acidogènes (résidus fins). Dans le cadre d'un projet de recherche avec Iamgold Corp. (2012-2015, CRSNG-RDC) visant la revégétalisation de résidus miniers acidogènes, nous avons constaté une mortalité anormale des plantes introduites sur le bassin de résidus.

Le projet soumis aura pour but d'accomplir ce qui n'est pas possible dans le projet CRSNG-RDC, soit: 1-d'identifier précisément la cause de la mortalité des aulnes introduits, 2-d'évaluer quelles symbioses aulne-microorganisme pourraient améliorer la survie des plantes sur le site (symbiose actinorhizienne, ectomycorhizienne, endomycorhizienne), 3-comprendre l'acquisition des microéléments par les aulnes dans un tel environnement.

Le projet a été conçu de manière à répondre à une question pratique pressante pour notre partenaire industriel, tout en cherchant des explications qui nous permettront d'améliorer, de manière raisonnée, les phytotechnologies basées sur ces plantes pionnières et leurs microsymbiontes. L'approche de revégétalisation préconisée est basée sur l'initiation de la succession végétale par l'implantation d'aulnes indigènes qui tirent leur azote de leur symbiose avec la bactérie fixatrice d'azote Frankia sp. Les résultats de cette recherche permettront de décrire des mécanismes essentiels à la tolérance de ces organismes aux contaminants, tout en améliorant notre compréhension de la nutrition chez l'aulne. Enfin, cette recherche permettra aussi de mieux définir le potentiel de l'aulne en hypersymbiose pour la réhabilitation des innombrables sites contaminés par l'activité industrielle.

Parallèlement à ces considérations techniques et scientifiques, la société est de plus en plus soucieuse de la qualité de l'environnement et incite les politiciens et les compagnies exploitantes à implémenter des pratiques respectueuses des milieux naturels. L'avènement de pratique d'exploitation durable doit donc répondre aux attentes de la société et aux contraintes du marché. Notre équipe étudie donc, à juste raison, le potentiel biotechnologique de l'aulne pour la revégétalisation efficace et à faible coût des sites miniers actifs et des sites miniers orphelins.

Appel de propositions

Pour consulter l'appel de propositions, cliquez ici.