Production de biocarburants de 3e génération et autres coproduits à haute valeur ajoutée à partir de résidus papetiers

 

Simon Barnabé

Université du Québec à Trois-Rivières

 

Domaine : environnement

Programme projet de recherche en équipe

Concours 2011-2012

Dans la conjoncture actuelle, les papetières canadiennes ont un besoin pressant de diversifier leurs produits. L'essor de la bioraffinerie forestière permettrait d'y arriver rapidement tout en réduisant ses incidences environnementales. Les microorganismes et les enzymes industriels pourraient permettre aux papetières de tirer profit pour obtenir des bioproduits qui intégreront des marchés fructueux ou répondront à leurs propres besoins. En effet, une bactérie comme Clostridium thermocellum produit du biohydrogène (H2) pouvant être utilisés à des fins énergétiques et convertit directement la cellulose en éthanol, soit un biocarburant de 3e génération. Riches en matières cellulosiques, les boues papetières pourraient servir de milieu de culture alternatif et économique pour cultiver Cl. thermocellum. Cette bactérie produit plusieurs métabolites d'intérêt. La récolte de coproduits permettrait de rentabiliser un procédé de production de H2 ou d'éthanol de 3e génération par Cl. thermocellum à partir de résidus contenant de la cellulose résiduelle comme les boues papetières. Cette bactérie hydrolyse la cellulose grâce à un complexe enzymatique appelé cellulosome. Ce complexe pourrait potentiellement servir à l'hydrolyse enzymatique de résidus cellulosiques et constituer un coproduit d'intérêt pour des marchés comme celui de la bio-méthanisation.

Ce projet consiste donc à réaliser des recherches sur des techniques de culture pour produire du H2 à partir de boues papetières, convertir directement leur cellulose résiduelle en éthanol et obtenir un bouillon fermenté aux propriétés cellulolytiques équivalentes à de cocktails d'enzymes commerciales.