Toxicogénomique appliquée à l'eau potable

 

Marc-André Sirard

Université Laval

 

Domaine : environnemente

Programme projet de recherche en équipe

Concours 2013-2014

On considère l'eau comme sans risque. Les processus de filtration et de chloration y laissent pourtant des résidus qui pourraient nous affecter. Un signal d'alarme vient des embryons de mammifères qui meurent dans nos laboratoires à certaines périodes de l'année et à cause de l'eau. Ce phénomène inquiète.

Nous avons maintenant des outils inégalés pour étudier la santé des embryons, la transcriptomique et l'épigénomique qui permettent d'évaluer le niveau d'expression ainsi que le statut de l'ADN de 22,000 gènes à la fois sur des échantillons microscopiques tel qu'un embryon d'une semaine. L'épigénome commence dans l'embryon, durant la première semaine de vie après que l'ovule ait à peu près tout effacé de son propre épigénome et de celui du sperme. Cette période est particulièrement sensible parce que tous les gènes sont accessibles. Nous pensons que l'embryon de mammifère, celui du porc particulièrement peut devenir un outil extraordinaire pour évaluer l'effet de l'environnement sur le génomedurant la grossesse et toute la vie. Ce projet vise à développer cet outil avec le produit le plus répandu dans notre environnement: l'eau. Les premiers doutes sur la qualité de l'eau proviennent des sous produits de chloration tels le chloroform, le trichloromethane(TCM), le bromodichloromethane (BDCM) et le bromoform pour n'en nommer que 4 des 9 qui seront évalués.

Ces produits seront testés (1x et 10x) en fécondation in vitro et les embryons obtenus seront analysés pour l'ensemble de leur génome au moyen de puces pour l'ARN et l'ADN. Ces résultats permettront de déterminer le risque réel des produits de chlorations usuels.