Faire face au verglas



En janvier 1998, une tempête fait tomber 80 millimètres de pluie verglaçante sur l'Est du Canada, soit deux fois plus que les plus grosses quantités enregistrées avant cette date.

Près d'un Canadien sur cinq se retrouve alors privé d'électricité au beau milieu de l'hiver, en raison de dommages causés aux lignes aériennes de transport et de distribution d'énergie. Cette crise du verglas aura coûté près de deux milliards de dollars à Hydro-Québec en travaux de réparation, qui n'ont pu être complétés qu'en 2011 !

L'approche de la scientifique et de ses partenaires permet de mieux comprendre ces phénomènes physiques difficiles à observer dans des conditions normales.

Comment minimiser les impacts d'une telle tempête? Ghyslaine McClure, chercheure en génie civil et mécanique appliquée à l'Université McGill, travaille sur des simulations par ordinateur qui permettent de mieux évaluer les effets combinés du vent et du givre atmosphérique sur les lignes aériennes de transport d'énergie. L'approche de la scientifique et de ses partenaires permet de mieux comprendre ces phénomènes physiques difficiles à observer dans des conditions normales. Dans le cas des lignes de transport, la modélisation permet de déterminer leur robustesse mécanique idéale.

Les résultats de cette recherche trouvent des applications en aéronautique également, où ils servent à établir des normes plus strictes de certification de vol dans des conditions de givre. On peut tester par ordinateur la réaction de la mécanique dans des situations trop dangereuses pour être évaluées en vol. Les travaux de l'ingénieure profitent aujourd'hui à l'ensemble de la communauté internationale. Des scientifiques et des ingénieurs chinois et scandinaves s'intéressent de près à ses modèles.