Hichem Guerboukha en vedette dans CURIUM



Consultez le publireportage de la revue CURIUM (édition octobre 2016),
magazine « science et société » québécois destiné aux adolescents.

Wow ! Des ondes électromagnétiques (térahertz) qui permettent de voir à travers le plastique, la peau et les vêtements! 

Mais…leur manipulation est complexe et l'équipement très lourd.

Et si… je trouvais le moyen de transporter ces ondes ?

– Hichem Guerboukha, lauréat Étudiant-chercheur étoile de juin 2015 et étudiant au doctorat en génie physique à l'École Polytechnique de Montréal.

Les térahertz (THz), c'est quoi ?

Ce sont des ondes électromagnétiques, comme les rayons X, les ultraviolets et les ondes radio. Dans le spectre, elles se situent entre l'infrarouge et les micro-ondes. On en entend peu parler. Mais depuis le début des années 2000, grâce aux nouvelles technologies, de plus en plus de chercheurs s'y intéressent. Parce qu'il y a plusieurs applications possibles.

Des exemples ?

Certains aéroports, même ici à Montréal, sont équipés de scanneurs corporels qui utilisent les térahertz. Ces ondes ont un pouvoir de pénétration très élevé. Elles permettent de voir à travers les vêtements et le plastique !

En agroalimentaire, on les utilise pour détecter des résidus d'antibiotiques dans la nourriture (à l'étape de production ou de contrôle de la qualité). Dans le domaine biomédical, elles servent à la détection de cancers de la peau. Elles permettent également une meilleure connaissance de la profondeur (degré) d'une brûlure.

Pourquoi sont-elles peu utilisées ? 

Pour rendre ces applications possibles, il faut acheminer la lumière THz jusqu'aux échantillons. Le système est très lourd. Et, une fois installé, il ne doit plus bouger. C'est à ce  problème que je me suis attaqué.

On a créé un système portable. Mon apport, c'est dans le choix du matériau de transport. J'ai d'abord misé sur la mousse de polystyrène. Les térahertz se propagent bien dans l'air. Et le styrofoam, en plus d'être accessible, est extrêmement poreux.

Puis, je me suis intéressé à la mousse de soie. Dans le domaine biomédical, l'utilisation de cette fibre textile d'origine animale (les cocons) connaît un important développement.

La soie est un matériau biocompatible. Dans plusieurs cas, il faudra interfacer directement avec le matériel organique/biologique. C'est pourquoi il devient important de développer des systèmes biocompatibles et biodégradables.

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Consultez le résumé de sa publication primée.

Consultez le publireportage du mois dernier de CURIUM :

Marie-Eve Gonthier
explique le clavardage
(septembre 2016)