La valeur nutritive distincte des fourrages cultivés en région nordique


Les travaux soutenus par la présente subvention ont démontré qu'au stade recommandé pour la récolte, la luzerne et la fléole des prés cultivés en région nordique, comme à Normandin, ont une valeur nutritive supérieure comparativement à ceux cultivés dans des régions plus au sud, comme St-Augustin-de-Desmaures ou Ste-Anne-de-Bellevue. Les rendements en matière sèche de ces fourrages nordiques sont toutefois inférieurs. Dans le cadre de notre expérience, lorsque comparées à une valeur de rendement de 4 Mg ha-1, la luzerne et la fléole des prés cultivés à Normandin étaient d'une valeur nutritive similaire ou inférieure à celles mesurées aux régions plus au sud. Ces résultats suggèrent que l'effet de la latitude sur la valeur nutritive des fourrages s'explique, du moins en partie, par la relation inversement proportionnelle bien connue entre la valeur nutritive et le rendement en matière sèche.

Dans la pratique, on considère que la relation entre les stades de développement et le cumul des degrés-jours s'applique, peu importe la latitude. Par exemple, le stade 4 de la luzerne est atteint avec un cumul d'environ 450 degrés-jours, peu importe où l'on se situe au Québec. Les données de la présente expérience ont montré que ce n'est pas le cas à Normandin. Il sera important de valider cette observation avec d'autres données dans un futur rapproché. Cet effet de la latitude sur la relation entre le cumul des degrés jour et les stades de développement, s'il est confirmé, nous forcerait à revoir ce qui est actuellement utilisé dans Agrométéo Québec et dans les modèles CATIMO (Canadian Timothy Model; modèle simulant la croissance et la valeur nutritive de la fléole cultivée dans l'Est, les Prairies et l'ouest du Canada, en Norvège et en Finlande) et STICS (un modèle générique permettant de simuler les cultures, leur besoin en eau et leur bilan azoté).

Chercheuse responsable

Rachel Gervais, Université Laval

Équipe de recherche

  • Rachel Gervais, Université Laval
  • Guy Allard, Université Laval
  • Nicolas St-Pierre, Collège d'Alma
  • Édith Charbonneau, Université Laval
  • Doris Pellerin, Université Laval
  • Philippe Séguin, Université McGill

Durée

3 ans

Montant

75 796 $

Partenaire financier

  • Fonds de recherche agroalimentaire axée sur l'agriculture au Saguenay-Lac-St-Jean

Appel de propositions

Agriculture nordique