Rendement et croissance des forêts nordiques d'épinette noire



Un projet précédent subventionné pendant trois ans par le FQRNT a permis de mieux comprendre la croissance lente des populations et de mettre en évidence leur potentiel. En se basant sur les résultats obtenus, nous avons ciblé les peuplements adéquats pour évaluer ce potentiel entre les 51e et 52e  parallèles.

Objectifs : Évaluer le potentiel de croissance des peuplements entre les 51e et 52e parallèles dans la région 02 en utilisant les peuplements entre 80 et 120 ans qui possèdent encore de vrais dominants, comparer cette croissance avec celle des tiges dominantes dans les peuplements mésiques de la pessière à mousses entre les 49e et 51e parallèles, déterminer les causes de l'ouverture du milieu ayant permis la reprise de croissance des pseudo-dominants et enfin, mettre au point un modèle conceptuel de la croissance des pessières nordiques.

À la suite de l'ouverture du milieu, le taux de croissance est équivalent à celui de vrais dominants et ce, malgré une longue période d'oppression. L'ouverture du milieu ayant permis la reprise de croissance des pseudo-dominants est causée par la tordeuse des bourgeons de l'épinette. Les fonctions présentant les patrons de croissance en hauteur et en volume des sites du sud et du nord ne sont pas statistiquement différentes. Les patrons d'accroissement annuel des sites au nord et au sud étaient synchronisés et similaires pendant les premiers stades du développement. À l'intérieur de 3° de latitude, les moyennes indiquent qu'entre les 49e et 52e parallèles, des cernes plus petits et une diminution de la croissance en hauteur de 5 % ont été observés pour les sites au nord, comparativement à ceux du sud. Cette réduction en hauteur et en largeur mène à une diminution de 19 % du volume de la tige à 125 ans (137 et 111 dm3 pour les arbres dominants des sites de la partie sud et ceux au nord) mais cette différence n'est pas significative à cause de la variance élevée. Par ailleurs, le potentiel d'une meilleure qualité du bois récolté dans les sites au nord de la limite nordique de la forêt commerciale pourrait permettre de garder une marge de profit intéressante lors de l'exploitation de forêts dans les secteurs plus au nord du Canada.

Chercheur responsable

Hubert Morin, Université du Québec à Chicoutimi

Équipe de recherche

  • Jacques Bélanger (Secteur industriel - Québec)
  • Damien Côté (Ministère des Ressources naturelles du Québec)
  • Serge Gosselin (Secteur industriel - Québec)
  • Cornelia Krause (Université du Québec à Chicoutimi)
  • Daniel Mailly (Ministère des Ressources naturelles du Québec)

Durée

2007-2010

Montant

225 000 $

Partenaire financier

  • Fonds de la recherche forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Appel de propositions

Forêt boréale au Saguenay-Lac-St-Jean