Analyse par spectrométrie de masse de la relocalisation protéique nucléaire suite à l'induction des mécanismes de défense chez Arabidopsis

 

Hugo Germain

Université du Québec à Trois-Rivières

 

Domaine : organismes vivants

Programme établissement de nouveaux chercheurs universitaires

Concours 2013-2014

Toutes les cultures végétales sont sujettes à des pertes de rendement importantes causées par des agents pathogènes et les plantes ont développé certains mécanismes de défense pour se protéger. Le système immunitaire végétal est un système à multicomposantes dont la première est constituée de récepteurs de surface cellulaire reconnaissant des structures associées aux pathogènes. Suite à cette reconnaissance,  ne réponse de défense est déclenchée. À la suite de criblages génétiques, certains acteurs protéiques impliqués dans cette réponse ont été identifiés. Cependant, les criblages génétiques sont basés sur la perte de fonction, ils ne permettent pas de détecter les acteurs qui agissent en redondance.

Notre objectif est donc de contourner les criblages génétiques pour trouver de nouveaux acteurs de l'immunité étant relocalisés dans le noyau cellulaire suite à l'activation des mécanismes de défense. Notre approche consiste à comparer les protéomes nucléaires de plantes en état de défense ou non. De récentes améliorations en spectrométrie de masse permettent une analyse comparative quantitative à haut débit. La plante modèle Arabidopsis thaliana se prête particulièrement bien à cette approche. Il est possible de la faire pousser à haute densité en Petri et comme il s'agit d'un organisme complètement séquencé, l'identification des peptides issus du spectromètre de masse est facilitée.

À long terme, une meilleure connaissance des acteurs précoces de la réponse immunitaire pourrait permettre de placer les plantes en état d'alerte pour favoriser leur résistance ou modifier génétiquement les plantes pour les rendre plus résistantes.