Étude du comportement et de la biodisponibilité de l'uranium, du thorium et de leurs produits de filiation dans des résidus miniers pour des fins de valorisation

 

Chercheur responsable

Dominic Larivière, Université Laval

 

Domaine : environnement

Programme projet de recherche orientée en partenariat : développement durable du secteur minier (2e concours)

Concours 2014-2015

Durée du projet : 3 ans

Budget total accordé au projet : 300 000 $

Partenaire financier

  • Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles

Partenaire du projet 

  • Mine Niobec

Équipe de recherche

  • Claude Fortin, Institut national de la recherche scientifique
  • Dominic Larivière, Université Laval
  • Gaëlle Triffault-Bouchet, Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs
  • Kevin Wilkinson, Université de Montréal

Ce projet vise l'étude du comportement et de la biodisponibilité de l'uranium, du thorium et de leurs produits de filiation dans des résidus de transformation d'un minerai de niobium pour des fins de valorisation. Cette étude est essentielle puisqu'elle permettra de mieux comprendre la distribution environnementale, la spéciation et les risques environnementaux associés à la présence de radioactivité dans l'industrie minière. Pour ce faire, trois axes de recherche ont été identifiés, soit un premier sur l'état séculaire et son impact toxicologique, un second sur la mobilité des radionucléides et un troisième sur la biodisponibilité de ces derniers.

L'organisation de la recherche nous permettra de mieux comprendre l'impact du traitement minier sur la mobilité et la biodisponibilité de l'uranium, du thorium et de leurs descendants. Ces trois aspects, critiques pour l'évaluation de l'impact toxicologique, représentent un élément essentiel pour la valorisation des résidus miniers en lien avec le développement durable du secteur minier et favoriseront l'acceptabilité sociale de tels projets. Les résultats de ce projet mettront en lumière les radionucléides problématiques en lien avec les aspects énoncés précédemment et permettront de proposer des stratégies de mitigation associées à la gestion et la
revalorisation des résidus miniers.

Bien que le projet s'oriente vers la valorisation des résidus de la mine de Niobec à St-Honoré, la portée des travaux permettra d'étendre les données recueillies à l'ensemble du secteur minier actuel et également aux projets en émergences (mines d'uranium, de terres rares et de phosphates). Les connaissances scientifiques ainsi que les chercheurs formés (12 personnes hautement qualifiées) permettront de combler des lacunes au Québec en lien avec les risques environnementaux associés à la composante radioactive des gisements miniers. Les manquements dans ce domaine ont d'ailleurs été soulevés durant le bureau des audiences publiques en environnement sur les enjeux de la filière uranifère au Québec.

Le projet regroupe des intervenants de trois sphères distinctes, soit le domaine universitaire (D. Larivière – ULAVAL, C. Fortin – INRS, K. Wilkinson – UdeM), miniers (T. Tremblay et A. Ouellet – Niobec) et gouvernemental (G. Triffault-Bouchet et N. Paquet, MDDELCC). Les fortes interactions entre ces trois sphères permettront une approche intégrée partant de la problématique industrielle aux développements d'outils scientifiques permettant la mise en place de législation appropriée basée sur des données scientifiques applicables au territoire et conditions environnementales québécois.

Appel de propositions

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