Évaluation de l'échelle de simulation des émissions routières et de son impact sur les niveaux de polluants atmosphériques à proximité des routes urbaines

 

Marianne Hatzopoulou

Université McGill

 

Domaine : environnement

Programme établissement de nouveaux chercheurs universitaires

Concours 2013-2014

La modélisation des émissions atmosphériques du trafic joue un rôle majeur dans le processus de sélection de politiques qui peuvent atteindre des réductions significatives des émissions de la circulation. Alors que dans les États-Unis et de nombreux pays Européens, les inventaires d'émissions du trafic jouent un rôle central dans la planification des transports, les villes canadiennes sont à la traîne. Il n'y a pas de processus formel par lequel la modélisation des émissions est intégrée à la modélisation du transport et de la planification et quand des modèles d'émissions sont adoptées par certaines villes, ils sont mal mis à jour et deviennent rapidement obsolètes.

La recherche proposée vise à calibrer, valider et mettre en œuvre un modèle d'émission de trafic pour la région de Montréal, tout en explorant deux questions fondamentales : Quelle échelle de modélisation du trafic est la plus adéquate pour une modélisation efficace et exacte des émissions atmosphériques? Et comment valider les résultats de modèles d'émissions à partir de mesures de la qualité de l'air à proximité des routes?

Mon objectif de recherche est de combler l'écart dans les outils de modélisation des émissions au Canada tout en maintenant un niveau raisonnable de la simplicité de modélisation de façon à encourager leur utilisation dans l'évaluation des politiques. Mes objectifs de recherche spécifiques sont : 1) évaluer les effets de l'agrégation de vitesse sur les émissions, 2) mesurer la qualité de l'air dans les rues et explorer son association avec le trafic, et 3) développer des modèles de dispersion et validation à partir des données de la qualité de l'air.