Identification et dissection moléculaire de nouveaux facteurs viraux et cellulaires impliqués dans le contrôle spatio-temporel du métabolisme de l'ARN des Flaviviridae

 

Laurent Chatel-Chaix

Institut national de la recherche scientifique

 

Domaine : organismes vivants

Programme : établissement de nouveaux chercheurs universitaires

Concours 2017-2018

Afin de répondre rapidement et efficacement à leur environnement et à leurs besoins, les cellules ont évolué pour moduler temporellement et localement l'expression de leurs gènes notamment via une régulation post-transcriptionnelle combinant de manière très complexe et mal définie plusieurs processus en équilibre. Les Flaviviridae (comprenant les virus de l'hépatite C (VHC), Zika (VZIK) et de la dengue (VDEN)) constituent un modèle prototypique idéal pour l'étude fondamentale du métabolisme de l'ARN. En effet, sans étape nucléaire et aucun intermédiaire d'ADN, le cycle viral des Flaviviridae dépend entièrement du destin cytoplasmique d'une seule espèce d'ARN viral (ARNv).

Ainsi, une infection optimale repose sur l'équilibre entre le ciblage post-entrée de l'ARNv, sa traduction, sa réplication et son encapsidation subséquente dans les virus. Ces processus ne peuvent pas se produire simultanément et doivent donc être coordonnés dans le temps et dans l'espace via des mécanismes encore incompris.

Ce projet consiste en l'identification, la dissection fonctionnelle et la comparaison panvirale de nouvelles machineries cellulaires et d'éléments cis d'ARN contrôlant de manière spatiotemporelle le destin de l'ARNv des Flaviviridae.

Plus précisément, en utilisant le VDEN, le VZIK et le VHC comme modèles, nous utiliserons une approche combinant la microscopie confocale pour visualiser l'ARNv, une expansion pan-flavivirale des données d'interactomique déjà publiées pour le VHC, ainsi qu'un criblage riboprotéomique pour identifier de nouvelles interactions ARNv/hôte.

Ces travaux mettront en évidence de nouveaux aspects de la régulation spatiotemporelle du destin de l'ARN et contribueront donc à une meilleure compréhension fondamentale de la biologie moléculaire.