Influence de la végétation sur la performance de barrières à l'oxygène pour contrôler le drainage minier acide

 

Chercheur responsable

Bruno Buissière, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

 

Domaine : environnement

Programme projet de recherche orientée en partenariat : développement durable du secteur minier (2e concours)

Concours 2014-2015

Durée du projet : 3 ans

Budget total accordé au projet : 300 000 $

Partenaire financier

  • Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles

Partenaires du projet 

  • IAMGOLD Corporation
  • Agnico-Eagle Mines Limited

Équipe de recherche

  • Bruno Buissière, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
  • Marie Guittonny Larchevêque, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
  • Abdelkabir Maqsoud, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

La restauration des parcs à résidus générateurs de drainage minier acide (DMA) constitue un défi environnemental important pour l'industrie minière. Ainsi, en climat humide, les barrières à l'oxygène telles les couvertures avec effets de barrière capillaire (CEBC) et les recouvrements monocouches avec nappe phréatique surélevée (NPS) sont de plus en plus utilisées pour contrôler la production du DMA. Même si ces deux approches de restauration sont relativement récentes, leurs mécanismes de fonctionnement sont relativement bien connus et documentés. La performance à court et moyen termes de ces deux types de recouvrement a été démontrée à l'échelle du laboratoire et du terrain. Il apparaît maintenant essentiel de passer à une 2e phase de validation de leur fonctionnement à long terme, en intégrant l'effet du milieu naturel environnant, en particulier celui de la végétation, sur le recouvrement et sa performance.

Objectif

Le projet de recherche vise à mieux comprendre et à évaluer de façon plus précise l'influence de la végétation sur la performance des recouvrements de type barrière à l'oxygène. Deux volets seront étudiés dans le cadre de cette étude. Le premier, qui sera réalisé sur la NPS du site Manitou, sera consacré à mesurer directement l'impact d'une végétation herbacée ensemencée sur les différentes composantes du bilan hydrique et à comparer ces mesures à des prédictions numériques. Le second volet sera quant à lui réalisé sur la CEBC du site Lorraine et consacré à évaluer l'influence de la végétation naturellement installée, en particulier les arbres, sur la performance du recouvrement à contrôler la migration des fluides (eau et gaz). L'originalité de la méthodologie proposée consiste à coupler, pour chacune des placettes, des mesures caractérisant la végétation, les changements affectant la CEBC liés à la présence de cette végétation et la performance de la CEBC.

Résultats attendus

L'approche proposée consiste à caractériser les matériaux via des mesures sur le terrain et au laboratoire, ainsi qu'à comparer les résultats avec des prédictions numériques. Une bonne partie des travaux se dérouleront sur le terrain, afin de prendre en compte les variations réelles de performance. Les résultats des travaux au site Manitou permettront d'évaluer pour une première fois l'impact réel de la végétation sur le bilan hydrique d'un recouvrement monocouche avec NPS. La capacité des
modèles utilisés pour la conception des recouvrements à prendre en compte l'effet de la végétation sera évaluée. Les résultats obtenus au site Lorraine permettront de déterminer si la présence de végétation affecte la performance de la CEBC et, si oui, à quel niveau.

Retombées escomptées

Ce projet interdisciplinaire vise à s'assurer que les méthodes de restauration que l'on applique soient non seulement efficaces à court terme, du point de vue de l'ingénierie, mais également à long terme, lorsqu'intégrées dans l'écosystème environnant, s'inscrivant ainsi dans une perspective de développement durable.

Appel de propositions

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