Influence du gel sur l'aléa sismique en climat nordique

 

Samuel Yniesta

École de polytchnique de Montréal

 

Domaine : fabrication et construction

Programme : établissement de nouveaux chercheurs universitaires

Concours 2018-2019

Après la Colombie Britannique, le Québec est la province la plus à risque sismiquement. Le Québec se distingue des autres zones sismiques à cause de son climat, puisque la plupart des zones les plus sismiques au monde se situent dans des climats où la température ne descend que très rarement en dessous de 0 °C, telles que la Californie, la zone de Cascadia, le Japon, et la Nouvelle Zélande. Avec celui de l'Alaska, l'aléa sismique de l'Est du Canada constitue donc une exception puisque celui-ci est potentiellement influencé de manière importante par la température du sol. La présence d'une couche superficielle rigide mince peut déterminer la réponse de site unidimensionnelle (1D) ou multidimensionnelle (2D ou 3D), puisque la couche rigide peut réfléchir une partie plus importante des ondes incidentes, ce qui peut mener à une propagation plus lointaine des ondes sismiques dans le bassin sédimentaire. Dans l'état actuel de la pratique, l'influence de la température sur la réponse des sites et l'aléa sismique n'est pas prise en compte, notamment parce que le comportement dynamique des sols en fonction de la température est peu compris.
 
Cette étude propose d'évaluer l'influence de la température sur le comportement dynamique du sol, ainsi que son effet sur les réponses de site, et le potentiel d'amplification. Le but final est d'intégrer l'effet de la température dans une procédure probabiliste prenant en compte les variations saisonnières de température.