La santé des poissons dans une région cible de contamination au mercure, Parc national de la Mauricie

 

Paul Drevnik

Institut national de la recherche scientifique

 

Domaine : environnement

Programme établissement de nouveaux chercheurs universitaires

Concours 2011-2012

La contamination au mercure du poisson est un problème mondial, et le Québec ne fait pas exception. Les concentrations de mercure dans la chair de la plupart des espèces de poissons testés par le ministère de l'Environnement dépassent les normes établies par Santé Canada pour la consommation de subsistance, et des directives ont été émises à la suite d'une consultation à l'échelle de la province. Les concentrations dans les poissons piscivores approchent ou dépassent les valeurs seuils de toxicité chez les poissons. Une étude récente de trois lacs du bouclier boréal du Québec indique que des effets sur les poissons sauvages peuvent se produire. Des recherches supplémentaires sont justifiées.

L'objectif de la recherche proposée vise à déterminer les effets du mercure sur l'anatomie et la physiologie de l'omble de fontaine dans un « hotspot mercure », la région de la Mauricie au Québec. L'omble de fontaine est le seul poisson indigène dans les lacs du Parc national de la Mauricie, organisme qui souhaite que des activités de recherche soient menées sur les effets du mercure sur les éléments clés des écosystèmes aquatiques. Les résultats nous aideront à identifier les populations à risque pour d'autres études sur la survie et la reproduction.

Notre objectif final est de bâtir un modèle démographique, avec des taux de survie et de reproduction en fonction de l'exposition au mercure, qui peut être appliqué pour comprendre les effets écologiques sur l'omble de fontaine dans toute son aire de répartition. Cette connaissance pourrait éventuellement être appliquée à d'autres espèces et conduire à une meilleure gestion de la pêche des poissons contaminés au mercure.