Les biopores des vers de terre transportent-ils l'azote et le phosphore provenant des champs agricoles vers les lacs au Québec?

 

Joann Karen Whalen

Université McGill

 

Domaine : environnement

Programme projet de recherche en équipe

Concours 2013-2014

Un excès de nutriments provenant des activités agricoles cause des dommages écologiques et impose une augmentation des coûts de la santé humaine sur les rivières et les lacs au Québec. La communauté agricole a déployé des efforts considérables pour mettre en œuvre les meilleures pratiques de gestion et pour réguler les apports d'engrais, mais après de 30 années de suivi, il semble que les apports annuels en P continue d'augmenter, ce qu'a entraîné des fleurs d'eau d'algues blues-verts dans la baie Missisquoi entravant les activités récréatives et affectant l'approvisionnement en eau potable.

Ce projet porte sur les écoulements souterrains, un moyen de transport émergent des nutriments provenant des terres agricoles, en particulier ceux emportés par un drainage forcé. Nous présumons que les biopores des vers de terre agissent comme des voies préférentielles d'écoulement qui déplacent les nutriments solubles et érodé du sol a la surface directement aux drains, transmettant N et P directement aux cours d'eau et des lacs.

La recherche implique l'estimation de la concentration des biopores et des nutriments dans les drains souterrains sous les prairies, le semi-direct et les agro-écosystèmes conventionnels, l'évaluation des cyanobactérie dans le lac, l'analyse par modélisation mathématique des isotopes stables pour relier le transport des nutriments entre les systèmes terrestres et aquatiques. Ce travail s'appuie sur 15 ans du savoir scientifique accumulé en partenariat avec des organismes gouvernementaux et des chercheurs (Québec-Vermont) travaillant dans le bassin versant de la rivière Pike et de la baie Missisquoi.