Les conséquences à long terme de l'hybridation anthropogénique entre populations : une évaluation basée sur l'omble de fontaine sauvage et ensemencée

 

Dylan Fraser

Université Concordia

 

Domaine : ressources naturelles

Programme établissement de nouveaux chercheurs universitaires

Concours 2010-2011

Au niveau mondial, le taux d'hybridation anthropogénique augmente rapidement en raison des nombreuses translocations d'organismes et des altérations d'habitats. La théorie prédit qu'une hybridation peut avoir soit des effets négatifs sur les populations ou les espèces (par exemple : une réduction de l'adaptation locale ou potentiellement l'extinction), ou des effets bénéfiques (par exemple : contrebalancer les effets de la consanguinité et générer de nouvelles combinaisons de gènes pour habiter dans de nouveaux environnements). Ces aboutissements divergents sont dépendants de plusieurs facteurs, incluant le taux d'immigration d'une population ou d'une espèce à l'autre et les conditions environnementales locales. Cependant, ces considérations théoriques sont rarement évaluées dans le contexte appliqué d'une remise en question des politiques de conservation et de gestion de l'hybridation anthropogénique. En effet, dans la plupart des situations, les conséquences à long terme de l'hybridation induite par l'homme sont inconnues.

Donc, l'objectif général de la recherche proposée sera d'évaluer les effets possibles à long terme de l'hybridation anthropogénique en utilisant des populations d'omble de fontaine sauvages qui ont étés hybridées avec des ombles d'ensemencées sur un période allant jusqu'à 80 ans. Les résultats obtenus fourniront des données essentielles pour améliorer les cadres conceptuels visant à établir les priorités et les pratiques de gestion en matière de conservation devant la nécessité de gérer un nombre croissant de populations hybridées.