Mécanisme de formation des nuages glacés arctiques en milieu pollué

 

Éric Girard

Université du Québec à Montréal

 

Domaine : environnement

Programme projet de recherche en équipe

Concours 2014-2015

Selon les modèles globaux du climat, l'Arctique sera la région où le réchauffement, associé à l'augmentation des gaz à effet de serre, sera le plus important. Ces modèles climatiques prévoient également que le réchauffement sera maximal en hiver. Déjà, les observations montrent que la température moyenne dans les régions nordiques a augmenté significativement le printemps, l'été et l'automne. Cependant, en hiver, contrairement aux prévisions des modèles climatiques, la température n'a pas augmenté et même légèrement diminué en Arctique central.

Dans ce projet, nous examinons un processus lié aux aérosols anthropiques émis à nos latitudes par les industries qui pourrait expliquer l'absence de réchauffement des températures en hiver : la rétroaction déshydratation-effet de serre. Des études de modélisation antérieures ont démontré que ce processus produit un effet qui pourrait produire un refroidissement et contrebalancer le réchauffement causé par l'augmentation des gaz à effet de serre.

Dans ce projet, pour la première fois, nous avons la chance de combiner les modèles, les mesures in-situ prises dans les nuages, les mesures en laboratoire et les observations satellitaires. L'expertise des trois membres de l'équipe en télédétection (Blanchet), modélisation (Girard) et laboratoire (Bertram) est complémentaire et nécessaire à la bonne marche de ce projet de recherche. Leurs travaux permettront pour la première fois de démontrer l'existence de cet effet des aérosols anthropiques sur le climat arctique.