Nouveaux outils numériques pour décomposer la variation de la structure des communautés écologiques

 

Timothée Poisot

Université de Montréal

 

Domaine : organismes vivants

Programme établissement de nouveaux chercheurs universitaires

Concours 2015-2016

Les interactions entre espèces déterminent de nombreuses propriétés des communautés écologiques : résistance aux invasions, effet tampon face aux extinctions, capacité à produire et soutenir des services écosystèmiques. On s'attend donc à ce que des variations dans la façon dont les interactions sont structurées se traduisent par une variation des propriétés fonctionnelles des communautés.

Historiquement, l'écologie des communautés s'est focalisée sur l'étude de la distribution des espèces, et la notion que les interactions ont une variabilité dans le temps et dans l'espace est relativement nouvelle. En conséquence, la méthodologie permettant de quantifier, comprendre et prédire cette variabilité est encore très peu développée. En utilisant des données répliquées dans le temps et dans l'espace, issues de systèmes écologiques variés (réseaux trophiques, systèmes hôtes-parasites, plantes-pollinisateurs, herbivores, etc.), ce projet de recherche vise à (i) améliorer ou développer les outils méthodologiques permettant de quantifier la variation dans la structure des interactions, et (ii) comprendre pourquoi certains systèmes, et certaines interactions au sein des systèmes, varient plus qu'il n'est attendu par chance. Ces travaux permettront à terme d'intégrer la variation des interactions dans les modèles prédictifs des propriétés des systèmes écologiques.