Séquestration du carbone et réduction des GES par les systèmes de productions en grandes cultures en mode biologique

 

Chercheur responsable

Gilles Gagné, Cégep de Victoriaville

 

Domaine : Environnement

Programme projet de recherche orientée en partenariat sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre - 1er concours

Concours 2017-2018

Durée du projet : 3 ans

Budget total accordé au projet (incluant les FIR) : 299 582 $

Partenaires financiers

  • Fonds vert
  • Fonds de recherche du Québec - Société et culture
  • Fonds de recherche du Québec - Nature et technologies

Partenaires du projet

  • Club agroenvironnemental du CDA
  • Pôle d'expertise en services-conseils agricoles

Équipe de recherche

  • Gilles Gagné, Cégep de Victoriaville
  • Caroline Halde, Université Laval
  • Michaël Leblanc, Université Laval
  • Lota Dabio Tamini, Université Laval

 

Pour l'ensemble du Québec au 31 décembre 2014, les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant du secteur de l'agriculture représentaient près de 10% du total des émissions, soit 7,7 Mt éq. CO2 par an. Il est possible d'augmenter la séquestration du CO2 dans les sols agricoles du Québec et de réduire les émissions de ce secteur en favorisant davantage l'agriculture biologique. Par exemple, l'augmentation des superficies en grandes cultures sous un mode de gestion biologique serait un excellent moyen d'y arriver.

Objectifs

L'objectif principal du projet est de documenter et de comparer différentes régies agricoles utilisées en grandes cultures biologiques en regard de la dynamique du carbone et de l'azote (séquestration-émission) et de l'efficience environnementale en mettant en place un dispositif expérimental à long terme. Les objectifs secondaires du projet sont a) d'impliquer directement des partenaires du milieu pratique à la réalisation du projet et au transfert des résultats, b) de former du personnel hautement qualifié (notamment trois étudiants à la maîtrise sont prévus) qui deviendront des spécialistes de ce secteur, c) d'analyser la faisabilité et la durabilité des techniques de production biologique en grandes cultures et d) d'assurer une diffusion des résultats obtenus auprès de l'ensemble du secteur agricole concerné (producteurs, conseillers agricoles, intervenants gouvernementaux et non gouvernementaux, chercheurs, étudiants en agriculture) et de la population.

Résultats attendus et retombées escomptées

Ce projet permettra d'une part de recueillir des données agronomiques, économiques et environnementales afin de dégager quelles pratiques d'agriculture biologique au Québec en grandes cultures améliorent le bilan des GES tout en étant économiquement viable. D'autre part, il permettra de documenter les séquestrations et les stockages de carbone en régie biologique et les émissions de GES afin d'améliorer et de préciser les connaissances. Le secteur des grandes cultures (principalement maïs, soya, céréales) a été ciblé étant donné le potentiel d'accroissement de ces superficies en mode biologique, l'importance des superficies cultivées du Québec en grandes cultures et le niveau présumé de dégradation des sols de ce secteur en agriculture conventionnelle.

L'adoption du mode biologique par un nombre élevé de producteurs agricoles permettrait d'aider le Québec à atteindre sa cible de réduction d'émissions de GES pour 2030, soit 37,5% sous le niveau de 1990. On s'attend aussi avec ce projet à améliorer la compétitivité et la performance économique des entreprises agricoles souhaitant adopter le mode biologique et donc à contribuer ainsi à augmenter les superficies en grandes cultures biologiques.

Les deux partenaires du milieu pratique, Club agroenvironnemental CDA et Pôle d'expertise en services-conseils agricoles (le Pôle), assureront une grande crédibilité terrain et leurs contributions à la diffusion des résultats présente un atout majeur pour l'adoption de pratiques agricoles visant la séquestration du carbone et la réduction des émissions de GES à grande échelle.

Appel de propositions

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