Étudiante-chercheure étoile Juillet 2013



Marion Cousineau

Stagiaire postdoctorale en psychologie
Université de Montréal


Publication primée : The basis of musical consonance as revealed by congenital amusia

Publiée dans : Proceedings of the National Academy of Sciences, Octobre 2012
 

Résumé

« Dans le cadre d'une série d'études menées au Laboratoire international de recherche sur le Cerveau, la Musique et le Son (BRAMS), j'ai pu observer une dissociation entre la perception de la dissonance et la perception de la rugosité dans les sons musicaux chez les personnes atteintes d'amusie congénitale, un trouble permanent de la perception et de la production de la musique. Ces données obtenues grâce à des méthodes en psychoacoustique (l'étude des sensations auditives) nous permettent d'en connaître davantage sur les capacités des personnes atteintes de ce trouble. Ces observations remettent également en cause la validité des théories classiques de la perception de la dissonance chez le sujet sain. Cette étude est la première à utiliser les déficits observés dans l'amusie congénitale pour comprendre les bases d'un phénomène observé dans la population générale, et ouvre donc la voie à l'utilisation de cette approche dans l'étude d'autres aspects de la perception auditive. »

Tout d'abord, les travaux de Marion Cousineau permettent de comprendre les fondements neurologiques de l'amusie congénitale et peut-être éventuellement de mettre au point des techniques de rééducation. Même si l'impact d'un tel déficit sur la vie peut être considéré comme mineur ou peu handicapant, ce trouble nuit aux interactions sociales des amusiques (environ 4 % de la population). Ensuite, les méthodes mises au point dans cette recherche peuvent être utilisées pour étudier les parts d'inné et d'acquis dans les préférences musicales, et ainsi comprendre l'origine du rôle prépondérant de la musique dans les sociétés humaines à travers le monde.