Étudiante-chercheure étoile Mai 2015



Geneviève Parent

Stagiaire postdoctorale en sciences du bois et de la forêt
Université Laval


Publication primée : Expression of the β-glucosidase gene Pgβglu-1 underpins natural resistance of white spruce against spruce budworm

Publiée dans : The Plant Journal
 

Résumé

« Cet article débute la description d'une voie métabolique de défense chez les végétaux en identifiant l'enzyme nécessaire pour l'activation de composés phénoliques toxiques pour les ravageurs. En effet, de nombreuses espèces végétales utilisent des composés phénoliques similaires à ceux produits chez l'épinette blanche (Picea glauca) afin de limiter le ravage des insectes ou des pathogènes. L'identification de l'enzyme PgBglu-1 a été possible grâce à l'utilisation de biopuces, une méthode génomique. Ceci montre aussi l'importance des avancées technologiques récentes en génomique pour la caractérisation de nouvelles voies métaboliques. Enfin, cet article rapporte le premier mécanisme de résistance contre le plus grand ravageur forestier de l'est de l'Amérique du nord, la tordeuse des bourgeons de l'épinette (Choristoneura fumiferana, TBE). Chez les espèces hôtes, soient les sapins et les épinettes, une mortalité élevée est observée lors d'épidémies épisodiques cycliques de la TBE. »

Les travaux de Geneviève Parent définissent une voie naturelle de résistance qui pourrait aider à limiter les impacts de la tordeuse des bourgeons de l'épinette. Lors de la dernière grande épidémie ayant connu son apogée entre 1970 et 1990, les coûts associés à celle-ci ont été de 3 milliards de dollars, et ce, seulement pour le Québec. Les pertes sont entre autres attribuables au fait que les arbres sévèrement atteints deviennent rapidement inutilisables par l'industrie. Ces travaux permettront d'identifier des arbres plus résistants à l'insecte ravageur et d'accroître leur utilisation pour le reboisement dans le cadre d'un programme de lutte intégrée et biologique. Une sélection judicieuse s'appuyant sur les résultats issus de cette étude permettrait ultimement de réduire l'impact de la TBE dans les zones reboisées.