Suivi de dispositifs permanents de coupe avec protection des petites tiges marchandes : Insolation, accroissement, mortalité et qualité du bois, des tiges et des peuplements après 10 ans



Problématique

L'insolation au tronc est un phénomène qui survient à la suite du gel et dégel répétés des tissus de l'écorce exposés aux rayons du soleil, généralement au sud-ouest. L'écorce nouvellement exposée peut mourir, créant une blessure qui s'élargit avec le temps.

Objectifs

Quantifier la fréquence des problèmes d'insolation; quantifier l'accroissement en diamètre, la mortalité et l'importance du chablis après 10 ans; identifier les variables discriminant l'insolation, l'accroissement en diamètre, la mortalité et le chablis; cibler les situations où le traitement est approprié; évaluer la qualité du bois de l'épinette noire et du sapin baumier dans des forêts traitées/non traitées par coupe avec protection des petites tiges marchandes (CPPTM) et en faire la comparaison avant/après traitement; qualifier la croissance de la cime vivante.

Résultats obtenus et retombées actuelles et prévues

Dans les placettes de CPPTM, les sapins marchands ont les taux d'insolation les plus élevés (15 à 30%). Les gaules et les épinettes noires sont plus faiblement affectées. En plus de l'essence et du dhp initial, le risque d'insolation est conditionné par la surface terrière des gaules protégées, la distance du sentier de débardage le plus proche ainsi que la position de la tige par rapport à ce dernier. Pour l'ensemble des tiges résineuses numérotées de 51 mm et plus de dhp au moment de la coupe, 39% des arbres ont été perdus dans les CPPTM après 10 ans.

Durant la dernière période quinquennale, il s'est ajouté seulement de 4 à 10% de pertes. Les pertes sont les plus faibles là où la surface terrière résiduelle des gaules est élevée. Lorsqu'évoluant dans des placettes d'indices de compétition équivalents, les sapins croissent plus rapidement que les épinettes noires. Lors de la dernière période quinquennale, l'accroissement a été supérieur à celui de la première période.

L'accroissement décennal est tributaire de la classe de pourcentage de cime vivante (+), de la distance du sentier (-), d'indices de compétition à l'échelle de la placette (généralement, +) et du dhp initial (effet variable selon l'essence). Certaines variables associées au climat et à la classification écologique ont pu être ajoutées. Pour les deux essences, la CPPTM a produit une hausse significative de l'accroissement des tiges individuelles. Malgré tout, le volume de bois final, les propriétés mécaniques et le diamètre des branches ne présentent pas de différences significatives entre les arbres traités et leurs témoins. La CPPTM semble donc améliorer la production des tiges résiduelles sans trop affecter la qualité du bois.

Chercheur responsable

Jean Bégin, Université Laval

Équipe de recherche

  • Jean-Claude Ruel, Université Laval
  • Cornélia Krause, UQAC
  • Chhun Huor Ung, SCF-RNC

Durée

2008-2011

Montant

215 000 $

Appel de propositions

Aménagement et environnement forestiers - III (2e concours)

Partenaires financiers

  • Ministère des Ressources naturelles et de la Faune