Démêlant les rôles relatifs de la défoliation par les insectes et le climat sur des incendies de forêt dans la forêt boréale en utilisant la modélisation statistique

 

Patrick James

Université de Montréal

 

Domaine : ressources naturelles

Programme établissement de nouveaux chercheurs universitaires

Concours 2013-2014

Les perturbations sont un élément clé de la dynamique de la forêt boréale ainsi que leurs interactions encore mal connus. La défoliation causée par la tordeuse des bourgeons de l'épinette a longtemps été pensé à augmenter le risque d'incendie. En effet, il semble très probable que la forêt tuée par les insectes augmente la quantité de combustible sec. Cependant, peu d'études sur les interactions insectes-feu ont été en mesure de démontrer cet effet. De nombreux facteurs contribuent au danger d'incendie en plus de combustibles tels que le climat, le temps écoulé depuis la dernière épidémie, et d'autres variables corrélées géographiquement. En utilisant les données historiques de fréquence des incendies, des données météorologiques propices aux incendies et les données spatiales pour la défoliation de l'Ontario et le Québec.

Cette recherche propose à démêler les effets relatifs de la défoliation historique, des conditions propices aux incendies, du contexte spatial et de leurs interactions. Cette recherche appliquera un approche des effets-mixtes spatio-temporelle de modélisation statistique pour tenter de sur deux variables d'incendie :

  1. la probabilité d'inflammation,
  2. la taille des feux.

Par la suite, nous utiliserons ces modèles pour prédire les futures interactions entre des feux et des insectes à l'aide de données prédites climatiques futurs basées sur des modèles de circulation générale.